En route vers Puerto Rico

Du 9 au 12 avril 2008

Un nouvel apprentissage de navigation que l'on doit comprendre: c'est la navigation avec du vent provenant de la côte et en direction de l'est. Il faut dorénavant naviguer de préférence en soirée et la nuit pour profiter des vents plus faibles. Et surtout, il faut être ancré ou à quai avant 9h le matin, sinon les conditions de vagues et vents rendent la navigation très désagréable. À Luperon, c'est assez bizarre de voir ce phénomène se répéter à chaque jour car entre 9h et 10h le matin, le vent commence à souffler et ce jusqu'à 19 - 20 heures le soir. Comme Richard le dit si bien: ils viennent de fermer le ventilateur. Il est maintenant 18h30: c'est le départ en compagnie de 5 autres voiliers : 3 Américains, 1 Hollandais, 1 Britannique et nous: Canadien. Les conditions sont bonnes, vent léger et houle de 3 à 5 pieds assez longue. Notre vitesse se maintient à 5 nœuds en moyenne et nous roulons au moteur et à voile.

Parce que chaque voilier ne navigue pas à la même vitesse, le groupe se disperse légèrement, mais nous restons quand même en visuel. Comme prévu, (plan A). Nous nous arrêtons à Escondido vers 14 heures même si le reste de la flottille décide de continuer. Nous avions vraiment besoin de nous reposer un peu après 19 heures et demie de navigation en continue. repos. À cet ancrage, nous y retrouvons Voyager C, Dream Maker et Seven Bridges qui arrivaient de Sosua. Le Commandant de port est venu nous voir pour vérifier nos papiers: ça nous a coûté 10 dollars US. Les autres voiliers s'en sont tirés avec des pesos, de la bière et des boissons gazeuses pour les deux jeunes rameurs du capitaine. Après quelques heures de sommeil et un bon souper, nous décidons de partir légèrement plus tôt que prévu pour suivre cette nouvelle flottille. À la sortie de cette petite et très belle baie, nous rencontrons des vents assez forts et en cascades causé par la proximité des montagnes assez impressionnantes. Par la suite, en suivant la pointe de l'île, ce fut un bon courant de face qui a réduit notre vitesse à 4 nœuds et toujours avec un vent de face; donc pas de voile. La mer, quant à elle, était quand même assez confortable. Au lever du soleil, nous décidons encore une fois de suivre notre plan de base. Nous avertissons nos copains qui eux, décident de longer la côte en direction de Punta Cana et Mona Island par la suite. Nous sommes maintenant seuls sur cet océan à l'exception de quelques cargos que l'on rencontre. Vitesse moyenne de 5 nœuds, la mer est calme et un vent de 10 nœuds dans le pif, et ce même lorsque nous avons changé de cap vers le sud. Rien à faire, le vent ne voulait pas coopérer. Notre plan initial était d'arriver vers 8h le matin, à la clarté, mais étant donné notre départ plus tôt la veille, cela nous donnait une arrivée vers 4 heures du matin. Richard a décidé de rentrer quand même à la noirceur et ça c'est très bien passé. En passant, nous faisions des quarts d'environ 2 heures chacun.

Après un court sommeil, vers 8 heures, nous voyons les copains de Luperon qui étaient arrivés la veille vers 17 heures. Ils nous contactent et sont bien heureux de nous revoir et nous découvrons aussi un autre bateau Canadien qui sont de Montréal ( Willy et Kathleen de Django, un catamaran). Nous décidons de se joindre à eux pour les procédures de douane et immigration qu'ils n'avaient pas encore faites. Nous nous donnons tous rendez-vous pour 12h30 et louons deux taxis pour se rendre à Mayaguez faire notre devoir d'étranger. Retour vers 16h00 et nous nous reverrons pour le souper dans un restaurant du village. Boqueron ressemble étrangement à un petit Old Orchard avec un charme Portoricain. C'est un endroit de fête toutes les fins de semaine et de musique jusqu'aux petites heures du matin. Nous avons eu, encore une fois, beaucoup de plaisir et retour pour dodo vers 21 heures.

Samedi matin, vers 5 heures, nous partons comme prévu vers Gilligan's Island. Une fanfare de tam-tam sur la plage reprend vie à 5 heures du matin et nous continuerons de les entendre pendant encore un bout de temps. Nous pensons à nos copains qui seront réveillés par cette musique matinale. En cours de route, des dauphins sont venus nous saluer et caresser les flancs de Marie Galante. Nous arrivons vers 11 heures à notre mouillage. C'est un parc national et nous le visitons en annexe. Nous faisons aussi la rencontre de Christian et Linda sur Cavaleuse qui reviennent au pays après une année sabbatique. Ils ont fait un aller-retour aux Acores et nous donnent beaucoup d'informations sur Puerto-Rico. Un voilier voisin fait l'objet de ma curiosité. Je vois deux adolescents qui sautent à l'eau depuis le pont et trois plus jeunes qui les regardent. Un cinquième plus jeune se présente sur le pont... et j'en vois en cinquième encore plus petit et un chien, et ce, sans compter les parents. Donc, si mes calculs sont exacts, 2 parents + 7 enfants + 1 petit chien sur un voilier à peine plus gros que le nôtre. Ça c'est de l'aventure. Ce soir, c'est notre premier bon souper arrosé d'une bouteille et demie de vin depuis notre départ de Luperon.

Retour à Luperon

Du 28 mars au 8 avril 2008

Retour : Nous ne pouvons pas passer sans silence notre séjour au pays. La chose qui nous a le plus frappé est qu'il nous a fallu 6 mois pour se rendre en République Dominicaine et seulement 4 heures pour y revenir: sentiment assez bizarre. Premièrement, chez ma sœur à Toronto, dès le lendemain de notre arrivée, nous avons été accueillis par une bonne bordée de neige. Puis, à notre retour à Montréal en autobus, les visites se sont multipliées sans arrêt. Ces 3 semaines ont passé très vite mais on tient à remercier tous ceux et celles qui nous ont reçus et que l'on a vu. Du plaisir et de la joie, on en a eu beaucoup. Merci encore à tous.

Luperon : Faisons connaissance de Lucie et Daniel de Navillus qui retournent vers la Floride après avoir passé 5 ans dans le sud. Ils nous donnent beaucoup d'informations pour nos prochaines étapes. Dimanche matin, nous allons au petit marché aux puces de la marina et après, Ernie de Stonecutter II vient aider Richard à réparer nos feux de navigation. Et c'est la farniente en après-midi.
De la pluie et du vent sont de la partie pour aujourd'hui. Nous en profitons pour faire un peu de ménage. Le lendemain, encore de la pluie et du vent. Depuis notre retour du pays de la neige, la température a bien changé et ce pour toute les Caraïbes. Vent fort, pluie forte, en somme il ne fait pas beau et d'après les météorologues, le temps ne changera pas avant le milieu de la semaine prochaine. C'EST À SUIVRE! Daniel et Lucie doivent encore retarder leur départ vers les Bahamas car il vente encore beaucoup trop fort. Entre les averses, je suis allée au village faire quelques provisions et j'ai acheté un poulet cuit sur charbon. J'ai réussi à en faire manger à Richard avec une bonne sauce BBQ St-Hubert.

Blow Holes : Malgré la temps maussade, nous profitons des moments d'accalmie pour aller visiter les Blow Holes tout près de notre lieu d'ancrage. WOW ! on en avait entendu parler, mais là... voir les vagues se fracasser sur les récifs et la côte, entendre l'eau passer sous nous pour ensuite rejaillir par une ouverture, quel spectacle. Avons juste le temps de revenir au bateau avant que la pluie ne reprenne de nouveau avec éclairs et tonnerre. Un grain quoi.... Des pointes de vents ont été enregistrées jusqu'à 35 nœuds à l'intérieur de la baie. Nous étions bien heureux d'être attachés à un mooring, puisque nous avons vu un voilier qui a décroché très près de nous. Richard est allé à la rescousse avec d'autres voisins.

Santiago : Visite de la ville de Santiago. Départ en guagua (nous serons 16 personnes entassées) vers Imbert et par la suite, un autre autobus avec air climatisé pour se rendre au centre-ville. Visite du monument qui surplombe la ville et Richard a réussi à trouver un Mc Donald pour dîner. Nous en profitons aussi pour aller faire notre épicerie dans un grand magasin qui a presque tout. Nous revenons vers Luperon chargés comme des mulets et entassés comme des sardines. En soirée, nous allons au petit bar de la marina pour une soirée Karaoké. Eh oui, Richard y est allé pour une toune.


Préparatifs : Marie Galante est réapprovisionné en eau, diesel et propane. La coque est aussi nettoyée par Papo et Handy Andy. Dimanche, toujours le petit marché aux puces de la marina et faisons la rencontre de Bruce Van Sant, le guru des traversées et qui a écrit le guide PASSAGE TO SOUTH. Méchant personnage.


Rencontre pour ceux qui veulent quitter mardi. Les explications et météo sont à l'ordre du jour. Les derniers préparatifs sont en cours pour notre départ prévu en fin de journée mardi vers Puerto Rico. Il faut obtenir notre autorisation pour quitter Luperon auprès du Commandant du port, terminer notre épicerie et aller faire nos adieux à Annie et Steve du restaurant tout en prenant un bon dernier diner.

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Luperon - République Dominicaine

Du 27 février au 6 mars 2008

Suite à une bonne nuit de sommeil et surtout dans un endroit aussi calme, Serge nous invite à se rendre en ville où nous dînons et visitons rapidement. En après-midi, nous rejoignons Migo à la marina privée où nous nous baignons et rattrapons le temps perdu pour parler des aventures que nous avons eues. Aussi Beach Magic, un autre bateau que nous avions croisé à Nassau se joint à nous. Prenons petit apéro avec Serge et son épouse et nous nous efforçons depuis notre arrivée de parler Espagnol.
Serge quitte la marina ce matin pour aller à sa résidence à Santiago. Lucie va magasiner avec Sofia ce matin et moi j’écris nos péripéties des dernières semaines que vous allez lire. Cet après-midi nous retournerons en ville.

Jeudi matin, départ en guagua (taxi économique, ex: Honda Civic qui embarque 7 adultes, peu importe la grosseur de ces derniers) pour Imbert. Serge et Céleste vont nous prendre en cours de route car ils viennent de Santiago. Arrêt à la marina Ocean World pour voir ce que nous avions manqué. En fin de compte, c'est beaucoup plus agréable à Luperon. Visite et retour à Sosua après 12 ans. Par la suite, nous nous rendons à notre hôtel pour la nuit. Souper dans la petite alcôve au-dessus de la mer qui nous rappelle de super beaux souvenirs. Le paysage est magnifique. Nous avons pu prendre une douche interminable sans penser à économiser l'eau chaude.



Le matin suivant, Serge est revenu nous prendre et nous sommes revenus à Lupéron en passant dans la ville de Puerto Plata. Des milliers de motoconchos (petites motocyclettes servant de taxi) se promènent à travers cette ville.




Dimanche, piscine tout l'après-midi avec Michelle et Jean-Pierre de Bleu Marie. Mardi, nous devons faire une vérification de disponibilités de billet d'avion. Nous n'avons pu trouver de billets pour Montréal à un prix raisonnable, donc nous irons à Toronto et nous en profiterons pour visiter la sœur de Richard. Petite visite à la piscine du Yacht Club en fin d'après-midi.

Mercredi, visite des chutes - cascades d'eau à Imbert avec Bleu Marie. Ce fut une expérience des plus extraordinaires. Le paysage était magnifique et Richard a sauté toutes les chutes, pendant que moi, je les glissais. Nous avons fait les 27 niveaux. Nous devions porter casque et ceinture de sauvetage à tout moment. http://www.27charcos.com/
Au retour, bon dîner en attendant le lavage qui a été fait par Annie. Michelle et Jean-Pierre nous ont invité à souper pour nous laisser le temps de nous préparer pour notre départ le lendemain matin. Enfin, jeudi matin, vers 08h00, Papo et Handy Andy viennent nous chercher pour nous reconduire à l'aéroport de Puerto Plata en direction de Toronto. Nous irons ensuite à Montréal pour environ 3 semaines et de retour à Luperon fin mars. Suite en avril.

Bahamas - Far Islands

Du 18 au 26 février 2008

Nous serons accompagné de Serge du voilier Dia del Sol, qui se rend en R. D. retrouver son épouse Céleste qui est Dominicaine. Nous quittons avec un certain regret cet endroit assez spécial où nous avons vécu de très bons moments. Ce fut un peu dur, car plusieurs de nos compagnons de voyage à divers moments sont venus nous dire au revoir. Pas facile les départs, et pas évident non plus de reprendre la mer après 3 semaines à l'ancre. Avec de bonnes conditions météo et une belle mer, nous nous rendons à Calabash Bay en fin d'après-midi. Cela fait très bizarre de se retrouver deux ou trois voiliers seulement au mouillage.

Suivant notre plan de route, nous mettons la cap sur Rhum Cay et après 5 heures de voile, nous visitons cette petite communauté et prenons un Rhum en l'honneur de son nom.

Étant donné la direction des vents, nous décidons de modifier notre plan de route pour se diriger plutôt vers Crookes Island. Ce qui fut une très bonne décision. En soirée, Lucie regarde une éclipse de lune.

Ce matin, le vent ne veut pas coopérer. Alors nous bifurquons en direction de Attwood Harbor où nous serons bien protégés des éléments.
Le lendemain, après discussion avec Serge de Dia Del Sol, nous partons vers Mayaguana. Après une heure, nous virons de bord car les vents sont de 30 nœuds et vagues de 10 à 12 pieds. Cela ne correspondait pas vraiment aux buoyweathers que nous avions en main.

Dans cette petite baie, un bateau attire notre attention PHAROS car il nous semble que la capitaine soit seule à bord. Nous décidons d'aller faire sa connaissance et quelle surprise agréable ce fut. Dame de 63 ans, voyageant seule sur un 42' et très indépendante, avec un passé assez impressionnant. Après discussion, elle décide de se joindre à nous pour la traversée de nuit qui s'en vient. De son coté, Dia del Sol décide de se rendre à West Plana Cays en début d'après-midi. Nous le rejoindrons cette nuit et il continuera sa route avec nous jusqu'à West Caicos. Notre départ est confirmé pour 22:00 ce soir.

Après 1 heure de voile, nos feux de navigation s'éteignent. Incapable de les rallumer car le disjoncteur (breaker) saute. Ayant récupéré Serge en cours de route, nous continuerons notre voyage entre Pharos et Dia del Sol. Pharos, plus tard, se rend en direction de Provo (North Caicos) alors que nous continuons vers West Caicos. Après 20 heures de navigation, nous nous attachons à un mooring pour la nuit. Serge a éprouvé des ennuis avec son pilote automatique. Il doit être constamment à la barre.

Notre fenêtre météo semble vouloir se fermer bientôt, alors nous décidons, malgré le problème de Serge, de faire la traversée vers la République Dominicaine, direction Luperon, soit 130 milles nautiques et environ 28 heures de navigation. Malgré qu'il soit seul, il est déterminé à se rendre au plus !!!!!!!. Départ à 8h00 et le soleil est au rendez-vous, le vent est légèrement de travers et la mer est calme : vague de 1 à 3 pieds et assez longue. Nous voulons faire le plus de voile possible car nos réserves de carburant sont assez limites. À mi-chemin, nous devons corriger notre cap car le vent change de direction et on l’a dans le nez à 15 noeuds. À quelques reprises, nous nous arrêtons pour permettre à Serge de pouvoir se faire un café ou une toute petite pause. Enfin, vers 8 heures, au petit matin suivant, nous voyons les côtes de la République Dominicaine. Je me sens comme sur le fleuve St-Laurent à regarder la Côte Nord tout près du Saguenay. Quel beau spectacle, mais à cause de notre déviation, nous devons longer la côte et les vents de jour commencent à se lever. Et après, la mer a suivi, les derniers 30 milles ont été des plus durs. Mer de 5 à 8 pieds, très courte, ça cognait pas mal. Serge de son coté épuisé, fonce quand même et rentre malgré le déconfort. Nous réduisons notre vitesse pour rendre la navigation plus « douce » pour nous et Marie Galante. Quatre heures plus tard, ça y est enfin : la baie de Luperon où le paysage nous fait penser à celui de Tortolla aux B.V.I. Quelle différence à comparer à celui des Bahamas qui est généralement très plat. Nous sommes accueillis à l’entrée de la baie par Patrick de Migo, car il y a des risques d’échouage; la carte de navigation électronique n’est pas correcte. Dès notre arrivée, les procédures de dédouanage et autres commencent, Commandant du Port, Immigration, Douanes et Agriculture. Ils sont très gentils, courtois et aiment les dollars $ U.S. Nous retrouvons avec le grand plaisir nos amis de Migo que nous avions perdu de vue depuis plus de deux mois. Fatigués, mais heureux d'être arrivés et encore étonnés d'être rendus aussi loin, sentiment étrange et agréable. Ici, je retrouve ce que nous avions vu et vécu lors de nos autres voyages dans le sud, il me semble que maintenant une autre aventure va commencer.

Séjour à George Town

Du 4 février au 17 février

Étant donné que nous avons passé plusieurs jours à George Town, voici un résumé de nos journées. Premièrement, lever pour Lucie vers 6H15 pour écouter Chris Parker et son rapport météo. Richard se lève vers 7h pour écouter le Réseau du Capitaine ou le Réseau des petits bateaux. À 8h00, on écoute le réseau local des bateaux pour toutes sortes d'informations générales qui sont souvent très pratiques. Par la suite, Lucie va à ses cours de Yoga ou Pilates, moi pendant ce temps je m'occupe de certains petits travaux sur le bateau. Aux deux jours, nous allons au village pour réapprovisionnement et retour pour dîner à bord. Vers 14h00, nous allons à Volleyball Beach ou l'on rencontre plusieurs copains pour discuter, jouer naturellement au volley-ball, assister et participer à un cour de tressage de feuilles de palmier ou autre. Ha! Ha! entre 4h00 et 5h00, devinez,. Et oui Happy Hour, souvent seuls en jouant une partie de scrabble ou Lucie ne réussit pas encore à me battre, sauf une fois ou deux, ou en compagnie d'amis soit sur Marie Galante ou leur voilier. Souper vers 7h00 si le Happy Hour ne se prolongeait pas. Nous écoutons un film de temps à autre et coucher vers 9h00 - 10h00 maximum. Comme vous le constatez, la vie de bateau et d'escales est très dure, mais ? Il faut s'y faire. Voilà en général, une journée à George Town.

Pour la Saint-Valentin, un dîner de groupe a été organisé par Nemo V (Suzanne et Rémi). On était une cinquantaine de québécois. Aussi, Richard a réussi à se fabriquer une conque pour émettre un son de corme de brume afin de saluer le coucher de soleil et remercier la belle journée. Il n'a pas encore réussi à faire durer son appel aussi longtemps que Danielle de Lady M, mais c'est son objectif au cours des prochains mois. Pour ma part, il devra songer à arrêter de fumer pour y arriver.

Nous avons aussi assisté à des rencontres d'information pour ceux qui voulaient partir vers la République Dominicaine. Richard en a aussi organisé une lors de la planification de notre départ. De plus, grâce au réseau local du matin, il a réussi à retrouver son chapeau Tilley qu'il avait perdu 5 jours auparavant.

Dimanche le 17, derniers préparatifs avant de partir demain en étape vers la République Dominicaine.

Exuma - George Town

Du 28 janvier au 3 février 2008

Little Farmer - Nous changeons de place pour aller s'ancrer plus au sud de l'île, tout près de Margarita. En après-midi, nous visitons l'île qui se prépare pour un festival. Les gens sont des plus sympathiques et accueillants. Allons voir le sculpteur local de renommée Bahamienne. Il nous fait gouter à un fruit assez spécial qui est très sucré. Hé oui, Lucie en a achetés. Rencontrons Margarita en fin de journée pour apéro et partie de Scrabble. Oui, oui, c'est encore moi, Richard, qui a gagné.




Rat Cay - Partons vers 9h00 en direction de Rat Cay où nous arrivons en début P.M. avec Margarita. En passant Margarita, c'est un jeune couple très agréable avec un poupon de 11 mois qui se nomme Thomas ( je joue au grand-père). L'ancrage n'est pas agréable à cause du changement de marée et du courant, mais ça tient bien.





George Town - Lors de notre départ, nous remarquons deux autres voiliers Canadiens qui se joignent à nous pour la navigation. En cours de route, Richard les contacte et découvre qu'ils viennent de Toronto soit: Shadowfax et Mermaid II. Ce sont leur troisième voyage dans les Bahamas. Ils nous invitent à se joindre à eux pour nous faire découvrir George Town à notre arrivée. Surprise en cour de route, 3 voiliers au loin qui nous croisent et qui se dirigent vers le nord: qui sont-ils ? Born Free III - Apothéose – Soluna Quel plaisir de les revoir et de jaser un petit brin avec eux. Dès notre arrivée, nous comprenons ce que tout le monde disait de George Town. Des voiliers, en voulez-vous, en voilà, et partout, dans 3 baies différentes en face de la ville. En passant devant Volleyball Beach, nous sommes contactés sur le V.H.F. Manouche nous a vu et nous recommande de s'ancrer près de lui car nous serons bien protégé des éléments et de plus, nous sommes entourés de voiliers connus: Tir Na Nog, Chimère, Victoria's Secret. Les manoeuvres de mouillage terminées, nous suivons nos nouveaux copains canadiens anglophones qui nous font faire un tour de ville et nous montrent les endroits les plus utiles. Visite très appréciée. À l'apéro, Ronald et Danielle de Lady M se joignent à nous et Danielle découvre la saveur d'un vrai RUM D'HOM. Nous avons eu beaucoup de plaisir ensemble.

De notre lieu de mouillage, George Town se trouve en face, à environ 1 mille en annexe. Richard monte dans le mat pour enlever le bas-étai qui est endommagé. Ce n'est pas une pièce essentielle à court terme, mais il faudra la remplacer éventuellement. On reçoit l'aide de Jean de Margarita pour enlever cette pièce. Par la suite, réaprovisionnement en nourriture, vin et téquila. Volleyball Beach est renommé et nous en constatons facilement les raisons. Activités et cours de toutes sortes: volley-ball, pétanque, yoga, bridge, photographie et beaucoup d'autres. Tout le monde participe et y met son grain de sel selon ses expériences et ses connaissances. Une vraie petite communauté, qui à chaque matin sur V.H.F. à 8h00, annonce la météo, les activités locales, annonces classées et souhaite la bienvenue aux nouveaux arrivants qui s'identifient. (Rien à voir avec le terrain de camping près de l'autoroute 20). Nous comprenons bien maintenant pourquoi les navigateurs passent souvent tout l'hiver ici. En après-midi, sur la plage, c'est une vraie réunion de famille: les gens se revoient: Allo, comment ça va et puis comment le voyage se déroule, ect. À l'apéro, Robert et Danielle de Manouche viennent sur Marie Galante et je prépare de délicieux Margarita très rafraîchissants. Ce soir, nous nous payons une bonne fondue: Richard avec du boeuf haché en boulettes car la viande à fondue ici, connait pas , et moi, des crevettes et légumes.
Ce matin, en écoutant le réseau matinal des cruisers, on y annonce une rencontre d'informations pour ceux qui veulent continuer vers le Sud, en particulier, la République Dominicaine. Plus de 40 personnes se présentent et une autre rencontre sera organisée au début de la semaine prochaine. Autre voyage en ville pour du magasinage supplémentaire et notre retour a été des plus mouillé. Le vent s'était levé et les vagues aussi, deux beau poissons tout trempé à notre arrivée. Mais quand il fait beau, ça se prend mieux. Ce soir, c'est la première soirée de danse de l'année à la plage, hey bien oui, tout le monde y est et tout le monde danse et on veille jusqu'à 22h00, alors qu'habituellement, nous sommes au lit à 21h00.

Samedi matin, nous retournons en ville acheter un réservoir pour l'eau fraîche, produit pour nettoyer le pont, remplir le bidon de diesel et maintenant caisse de vin en bouteille (fini les viniers). Nous essayons aussi de nous brancher à Internet de toutes les manières possible, mais sans succès. En après-midi, Richard lave le pont et la coque de Marie Galante qui est pleine de sel. Il en profite aussi plus tard pour mettre le livre de bord à date.

Dimanche matin, au lieu d'aller à la messe, une marche dans les sentiers de Monument Beach est organisée avec Lady M, Manouche, Chimère et Truewind. Volley-ball pour Richard en après-midi alors que je regarde comment faire des paniers en feuilles de palmier. Une soirée Super Bowl est présenté au bar de St Francis. Il y avait beaucoup d'atmosphère et l'équipe préférée de Richard, les Patriot, a perdu.