Bonne Année 2009

Marigot, Saint-Martin

À minuit tapant, les cloches de l’église se sont fait entendre. Au même moment, plusieurs feux d’artifices ont éclaté au loin, et, de voilier en voilier, les gens se sont envoyés des Bonne Année et Happy New Year. Le ciel était rempli d’étoiles accompagné d’un beau croissant de lune. La baie était calme, sans vent.

Une belle nuit pour débuter cette nouvelle année.

On pense à vous tous.

Saint-Martin

Du 16 décembre au …..

Nous sommes revenus à St-Martin pour y passer la période des fêtes et voir Karine qui s’y trouve déjà. Après une navigation de 18 heures, par mer souvent agitée, nous sommes enfin arrivés vers 21h00 dans le noir dans la baie de Marigot. Nous sommes ancrés assez loin des autres bateaux et après un souper vite fait, dodo bien mérité. Mais ce fut très rouleur et avons eu beaucoup de difficulté à dormir. Le lendemain, nous changeons d’endroit pour se rapprocher de la ville. Karine vient nous rejoindre et ce fut de belles retrouvailles père-fille. Comme elle a une voiture, nous pourrons en profiter pour revoir cette île que nous avons beaucoup aimée.

Nous essaierons de nous mettre à jour pour le blogue et les photos car depuis notre retour en Guadeloupe, l’accès Internet était plus ou moins facile.

Antigua

Du 12 au 15 décembre

Départ vers Antigua dès le lever du jour. Nous avons subi quelques grains, dont deux, un peu plus sévères. Comble de malheur, un hublot était mal fermé dans notre chambre et nous avons eu tout un dégât d’eau salée. Le matelas était trempé, mon linge et certains papiers. Une chance que l’on s’en est aperçu assez tôt et ce fut une bonne leçon pour moi. Dès notre arrivée à English Harbour, pendant que Richard s’occupe des douanes, je sors tout dehors pour séchage. Ça prendra deux jours au matelas pour finir de sécher.

Le lendemain, on va visiter St-John’s (la capitale) en autobus local. C’est une tout autre culture que celle de la Guadeloupe : habitations, routes, gens, etc…





Nous sommes ancrés près du Nelson’s Dockyard. C’était la fin d’une régate de méga-voiliers tous plus beaux et plus gros les uns que les autres. Un régal pour les yeux. De plus, à cet endroit, de vieux édifices biens conservés donnent beaucoup de charme à cette marina. Il y a même un sentier qui nous mène au haut d’une colline d’où nous aurons une vue superbe de l’île de Monserrat. Nous nous promettons de nous arrêter plus longtemps la prochaine fois car d’après les revues, il semble y avoir de très belles plages et de beaux mouillages.

Guadeloupe - Deshaies

Du 9 au 11 décembre

Après être allés salués la cousine et le cousin la veille, on quitte notre marina vers les Saintes. On fait un petit tour à pied du village et comme le mouillage est très rouleur, on se dirigera vers Deshaies plus rapidement que prévu. On y retrouve un autre couple français, Francis et Joëlle de Paquito. Apéro sur l’un et sur l’autre.



Avant notre départ vers Antigua, je tiens absolument à aller visiter le Jardin Botanique. Après une marche d’une vingtaine de minutes toute en hauteur et un peu trempée de sueur et de quelques averses, j’y arrive enfin. Ce sera une visite qui vaudra les 14 euros pour l’accès. On y fourni même les parapluies pour la durée de la visite. Les sentiers sont bien aménagés à partir d’un étang aux nénuphars. Il y a beaucoup d’arbres exotiques, une voilière de Loris, des cascades, des flamands roses, un rat qui me rappelle des souvenirs pénibles, un très coloré village de perroquets, un jardin de cactus et beaucoup d’autres fleurs

Guadeloupe - Carénage

Du 22 novembre au 11 décembre

Nous arrivés à l’heure prévue à Pointe-à-Pitre. Nous avons du prendre un taxi pour se rendre à la marina puisqu’il ne restait plus de voitures de location à bas prix. Dès notre arrivée sur Marie Galante II, pose du bimini et dodger pour la nuit. Le lendemain, bôme replacée, génois et grand voile remis en place et réinstallation de tous les cordages. Marie Galante aura besoin d’un bon nettoyage, intérieur comme extérieur car j’ai retrouvé de minimes tâches de moisissures. Mardi matin, direction zone technique pour procéder au carénage et mise de l’antifooling. Dès la sortie de l’eau, Richard s’est mis à enlever l’énorme couche de coquillages qui s’était formée depuis presque 5 mois. Le plus gros est fait et notre voisin, qui est en train de restaurer un vieux bateau, nous dit que ça ne vaut pas la peine de se faire chier à poser nous-mêmes la peinture antisalissure et nous réfère à Pascal qui nous le fera au fusil et que nous n’aurons qu’à préparer la coque. Pascal nous sert de conseiller technique pour procéder aux différentes étapes. Mercredi matin, on finalise le carénage au grattoir. On est tous les deux très, très sales. Richard a bousillé deux beaux T-shirts. On demande ensuite à notre Pascal si c’est OK. Et non, il faut tout enlever les traces verdâtres avec jet d’eau sous pression. Pas OK encore. Alors, ce sera au papier sablé. On commence et ça fait beaucoup de poussières noires. Un autre voisin nous conseille plutôt d’utiliser un papier sablé à l’eau et de le faire en arrosant la coque. Super, ça fonctionne très bien. Mais l’eau dégoutte sur nous et nous sommes encore plus sales que mardi, Je me demande comment on travaille, car nous sommes les seuls à être tachés de partout. Le pire semble être terminé et une bonne douche nous ravigote. Après lavage de la coque, mise en place de plastique protecteur pour la pose de la peinture enfin.

Il faut dire aussi que c’est assez désagréable d’être en hauteur, à part la vue superbe de la marina. Monte et descend l’échelle plusieurs fois par jour. De plus, nous sommes directement sous un poteau d’éclairage de la zone. Il fait clair la nuit. Par contre, nous avons fait la connaissance d’un couple français charmant, Pierre et Marianne d’Amzher Zo, qui procédaient au même travail que nous. Ils vivent en Martinique et nous nous promettons de nous revoir lorsque nous y passerons l’an prochain, car Pierre porte le même nom de famille que Richard. Un vrai petit cousin et pince sans rire.

Enfin, c’est terminé et nous retournons au quai des visiteurs pour le reste de notre séjour avec accès à l’eau chaude sur notre bateau. Nous pourrons finaliser tranquillement notre grand nettoyage avant de continuer notre aventure.

Lors d’une journée de repos, nous allons visiter le Parc Archéologique des Roches Gravées à Trois-Rivières. Ce parc était en rénovation en juillet dernier. « On y découvre, au milieu d’un chaos de roches volcaniques et d’une végétation luxuriante, les étranges témoignages laissés sur la pierre par les Indiens Arawak, occupants de l’île avant les Caraïbes. » Et c’est vrai.

Séjour à Montréal

Du 20 septembre au 21 novembre

Nous avons eu la chance de revoir beaucoup de personnes qui nous tenaient à cœur. En plus de la famille, nous avons revus nos copains de la jetée 30 et demi de la Marina de Lachine, des amis du tir à l’arc de LaSalle, des collègues de travail de Charles LeMoyne, et autre amis. Nous avons eu aussi la chance de souper avec des compagnons de voyage de l’intracostal : Marie-Claude et Sébastien de Born Free III et Karine et Mario de Victoria V. Que de beaux souvenirs. En raison de notre séjour prolongé, j’ai eu la chance de pouvoir assister au souper de retraite de Lise, une amie et complice. En fin de compte, nous sommes restés 10 semaines au lieu des 4 prévues. Après quelques péripéties médicales pour Richard, nous avons eu le OK du médecin pour repartir vers le soleil. Et, dès notre départ de Montréal, il s’est mis à neiger.

Séjour en Guadeloupe

Bonjour à tous.

Hé oui, la paresse, mais à la demande générale, voici une mise à jour.

Suite à notre arrivé en Guadeloupe, beaucoup de chose nous sont arrivées. Premièrement, la cousine de Lucie et son conjoint nous ont offert de s’occuper de leur maison pendant 6 semaines pendant leur visite au Québec. Vous en conviendrez, maison, piscine, air climatisé, voiture. Assez dur de refuser !!!. Chose dite, chose faite. Nous sommes redevenus terrien et, pour cette période, j’ai redécouvert les plaisirs de couper le gazon, de nettoyer la piscine et d’effectuer de menus travaux de maison. On ne peut passer sous silence que nous sommes dans une colonie française composée d’environ 10% de Blancs et le reste de Noirs ou Métis (Blacks comme disent les Français). La langue principale est le français, suivie du créole. Je rencontre beaucoup de difficultés à me faire comprendre !!!, on me demande quelle langue je parle, ce qui me met dans un certain état. Poliment, je leur réponds Québécois français, et là, surprise (ha oui, nous avons cru reconnaître cet accent). Lucie se marre beaucoup en voyant les signes d’incompréhension de mes expressions, et selon elle, je parle beaucoup trop vite. Ils la comprennent mieux que moi. Alors maintenant, c’est elle qui parle. On a même vu à la télévision des émissions du Québec sous-titrées (il faut le voir pour le croire). Heureux de se retrouver dans une ambiance française mais…. On s’habitue à leurs expressions particulières et à un mode de vie différent. Il fait beau et chaud donc, la plupart des commerces ferment entre midi et 2 heures. Le dimanche, tout est fermé sauf exception. Les gens se promènent avec leur baguette de pain à la main. Le soleil se lève très tôt 5 heures et se couche vers 18h30. Il n’en reste pas moins que ce sont des gens très accueillants et gentils. On s’aperçoit aussi qu’il y a très peu de grosses voitures, 95% sont de toutes petites autos économiques dont les modèles ne sont pas disponibles au Canada (cherchez l’erreur). En ce qui concerne le coût de la vie, pour nous c’est plus dur car on est en Euro, soit 1.60 à 1.65 % de plus. Coté nourriture, on ne trouve presque pas de produits américains, car ils sont très protectionnistes et tout est importé de France. Ok pour le cours d’histoire.

Durant cette période, Karine, ma fille, nous apprend qu’elle va venir nous rejoindre sous peu et nous décidons de l’attendre pour visiter l’île. Au retour de la cousine, nous retournons sur Marie Galante. Le cousin me demande si je veux bien travailler pour lui pour le temps d’un contrat. C’est l’une des raisons pour laquelle nous avons reporté notre retour au Québec de 3 semaines. Avant notre départ, il a fallu préparer le voilier en prévision d’un ouragan possible lors de notre absence. C’est-à-dire, tout enlever ce qui peut prendre au vent, bimini, dodger, éolienne, antenne ; doubler les amarres, protéger les cotés du bateau par des pneus, fermer tous les passe-coques, etc... À notre retour du Québec, nous sortirons Marie Galante de l’eau pour un bon carénage, mettre un nouvel anti-fouling et faire un bon nettoyage général. Vers la mi-novembre, nous allons quitter la Guadeloupe pour retourner aux Îles Vierges Britanniques en passant par Antigua, que nous n’avons pas encore visité. Nous serons dans cette région (B.V.I.) jusqu'à la fin mars ou avril. Par la suite, direction sud : la Dominique, la Martinique, St-Vincent, St-Lucie et les Grenadines.

Pour le moment, Marie Galante est en sécurité à un quai de la marina du Bas-du-Fort (Pointe à Pitre) qui compte près de mille bateaux de toutes sortes. Toutes les facilités sont à proximité. Pour ceux qui s’inquiètent de la saison cyclonique, à cette date, aucune tempête tropicale n’a affecté la Guadeloupe. Les températures sont dans les 30 degrés et plus le jour et la nuit 25 à 28. Nous avons presque toujours une légère brise au bout du quai, ce qui est quand même confortable, à notre grande surprise. Cependant, lorsque le taux d’humidité augmente, on sue sans faire d’effort physique.

Voici donc un résumé de nos visites touristiques faites en Guadeloupe.

Basse Terre

On débute notre visite de cette partie de l’ile en passant par les chutes du Carbet. Il y a 3 chutes au total, magnifique sentier bien aménagé qui nous amène à un petit pont suspendu qui malheureusement est fermé depuis le dernier tremblement de terre. On voit la 2ème chute au loin, mais pour s’y rendre, on parle d’une marche de quelques heures dans la forêt tropicale. Nous y retournerons peut-être lorsque nous serons mieux équipés, eau, nourriture etc. Par la suite, on passe par Trois-Rivières. J’aurais aimé arrêter au parc archéologique des roches gravées, mais celui-ci est fermé pour rénovation. De cette ville, on a une vue spectaculaire des Saintes. Nous suivons la route au sud en passant dans Basseterre et nous nous rendons à la caféière de Beauséjour. C’est une habitation du XVIIIe siècle. Nous visitons un jardin créole et on nous parle de l’historique de la culture du café. Cette plantation est située au cœur des montagnes et le paysage est époustouflant en suivant la route sinueuse et très étroite

Lors d’une autre journée d’excursion, nous partons du coté nord de la Basseterre. Nous nous arrêtons à presque toutes les plages qui sont sur notre route. On revoit la ville de Deshaies, notre première nuit en Guadeloupe. On continue de rouler sur la côte et on monte ensuite vers le Parc des Mamelles. Une vue superbe de l’île nous apparaît au sommet du Morne à Louis. On s’arrête ensuite à la cascade aux Écrevisses. Encore une fois, petit parc bien aménagé et des gens se baignent dans le bassin alimenté par une petite cascade d’eau douce. On est en pleine forêt tropicale. On ne se lasse pas de regarder le paysage.

Et voilà, nous avons fait tout le tour de cette région qui forme l’une des ailes du papillon qu’est la Guadeloupe.

Grande Terre

On débute notre visite en passant par Morne-à-l’eau où se trouve un édifiant cimetière aux tombeaux en damiers de faïence blanc et noir. On se croirait dans un mini-village. On se dirige ensuite vers Petit Canal où se trouve un escalier construit par les esclaves : « Les marches des esclaves ». On passe ensuite par le petit port de pêche artisanal de Port-Louis et on dîne dans un petit resto créole très sympathique sur le bord de la plage. Plus tard, on arrive à la Pointe de la Grande Vigie. Et là, encore une fois, une vue spectaculaire du haut de cette falaise. Un sentier bien aménagé nous y amène. On poursuit notre route en passant par des endroits qui portent des noms évocateurs comme la Porte d’Enfer (lagon abrité des vagues) et Trou Madame Coco. Un arrêt à la petite ville du Moule et retour à la maison en passant par les Grands Fonds, petite route à l’intérieur des côtes.

Notre seconde journée de visite nous amène à la Pointe des Châteaux en passant par la petite ville de Sainte-Anne, très animé et aussi touristique, et Saint-François, qui abrite une marina reconstruite et moderne. Au bout de cette route, un autre paysage extraordinaire nous attend. On monte un sentier qui se rend près de la croix d’où on peut apercevoir les autres petites îles qui font partie de la Guadeloupe telles : La Désirade, Petite Terre et aussi Marie Galante.

Bains de Sofaia

Endroit conseillé pour une thérapie rhumatismale. On nous avait dit que c’était un bain d’eau sulfureuse (wow), et très couru par la population locale. À notre arrivée, il y avait quelques voitures sur place et on commence à chercher ce fameux bain. On remarque un bassin de bois d’où coule de l’eau d’un tuyau comme une douche. Quelques personnes s’y trouvent. Nous croyons que se sont des douches pour se rincer, mais non, voilà c’est ça, à notre grande surprise. Naturellement, nous étions déçus, car nous nous attendions à quelque chose de plus exotique sinon érotique. N’en reste pas moins que nous avons essayé quand même cette douche qui en effet, sent le souffre mais sans ressentir aucun changement corporel quelconque. Ce fût quand même agréable, car encore une fois, les paysages pour s’y rendre étaient magnifiques.

Les plages

À quelques reprises, nous sommes allés à la plage Caravelle tout près de St-Anne. De là, nous voyons clairement, par beau temps, l’ile de Marie Galante ainsi que la Dominique. Souvent, à notre retour, je disais à Lucie et reconnaissait la chance que nous avions de vivre ce style de vie et comment il serait agréable de pouvoir partager avec vous ces moments particuliers. D’autres plages ont été aussi visitées telles celle de l’Anse Tarare (plage naturiste), celle d’un hôtel fermé pour rénovations près de Sainte-Rose. De très nombreuses plages se trouvent tout le long des côtes, quelques-unes très fréquentées, d’autres plus sauvages. Il y en a pour tous les goûts.