Gorda Sound - BVI

21 janvier 2009

Après une douzaine d’heures de navigation à voile et moteur (entre 5 et 10 nœuds de vent arrière seulement), nous arrivons aux Îles Vierges Britanniques. Dès que les procédures douanières furent faites à Spanish Town, nous nous sommes dirigés vers Leverick Bay pour y passer plusieurs jours.

Pour moi, c’est un petit oasis tranquille avec accès à toutes les commodités : douches, laverie, piscine et petite épicerie. On peut s’ancrer au fond de la baie sans avoir à prendre de corps-mort payant. L’eau est très claire et différents poissons s’agitent quelquefois autour de marie Galante. Une superbe plage est à 5 minutes environ en dinghy.




Nous avons aussi un accès réseau aléatoire mais qui est pratique pour prendre nos courriels et y répondre. Pour les appels Skype et le transfert de fichiers lourds, nous pouvons aller au petit bar. Le vendredi soir, il y a un peu plus d’action car on y présente un spectacle de JUMBIES. Ce sont des hommes, femmes, garçons et filles qui dansent sur de longues échasses sur un rythme endiablé.

Il fait beau et chaud avec quelques petits nuages seulement qui laissent tomber leurs larmes sur nous. Marie Galante est contente car ça lui permet d’enlever la petite couche de sel qui s’est formée en navigation.

Nous resterons dans ces Îles jusqu’à la fin mars.

Éditorial du capitaine

Janvier 2009

Bonjour à tous,

Depuis mon dernier éditorial, nous nous somme dirigés vers la Guadeloupe en compagnie de Jacques et Josée d’Alexandre IV. Visite de St-Barth, St-Kitts, Nevis et Monserrat. À notre arrivée à Pointe-à-Pitre, retrouvaille de famille et première chose, il s’est passé un tas de choses inattendues.

Premièrement, la cousine nous a laissé sa maison et voiture pour 6 semaines. Ma fille Karine est venue nous rejoindre pour 3 semaines et pendant sa présence nous en avons profité pour visiter à fond l’île qui offre des paysages à couper le souffle et des gens très sympathiques. Pendant ce temps, j’ai retrouvé le plaisir de faire le gazon et de nettoyer la piscine. Heureusement je n’ai pas eu à déblayer de la neige Ha! Ha!.. Au retour de leur séjour à Montréal, j’ai travaillé 3 semaines pour la cousine. De jour en jour, nous suivions avec beaucoup d’intérêt la météo et surtout l’évolution de cyclones possibles. Avant de retourner nous-mêmes au pays, il a fallu préparer Marie Galante en conséquence d’un ouragan. Soit : tout enlever ce qui peut prendre au vent, comme le bimini, dogger, éolienne. En plus, on protège la coque par des pneus de chaque coté, on triple les amarres et à la fin on fait une prière pour qu’il n’y ait pas de tempête.

Après notre séjour à Montréal, retour au bateau. Maintenant il faut sortir Marie Galante de l’eau car elle a besoin d’un bon carénage et d’un bon ménage général. Au chantier technique, nous faisons la rencontre d’un couple charmant, Pierre et Marianne qui habitent la Martinique et que Pierre, fait assez spécial, porte le même nom de famille que le mien. Donc plusieurs 5 à 7 à prévoir lors de notre passage en Martinique. Suite aux travaux, il faut recommencer à naviguer. Je dois dire qu’après 6 mois comme terrien, j’avais certaines appréhensions à recommencer la navigation. Après vérification météo, c’est reparti et c’est comme faire du bicycle, tout revient très vite et vogue la galère. Arrêt court aux Saintes car sa roule beaucoup dans la baie et on se reprendra à notre retour. Direction Deshaie et par la suite Antigua. Là, nous avons découvert un autre monde complètement différent de la Guadeloupe. Ile anglaise ou mentalité, décors et ambiance sont particuliers. Nous nous sommes promis d’y passer plus de temps quand nous redescendrons vers le sud. Retour à St-Martin avant les B.V.I. On y retrouve le même charme et en plus les activités liez au temps des fêtes. Karine s’y trouve et on a le plaisir de passer ensemble les fêtes. De plus plusieurs Québécois s’y trouvent, rencontrons Raymond et Carole de Folie D’O qui eux aussi on une fille qui s’appelle Karine et qui est présente pour deux semaines. OK vous connaissez maintenant le calcul, bateau du Québec veut dire ++++ de 5 à 7. Nous profitons du fait que Karine a loué une voiture, ce qui nous permet de se déplacer et visiter les deux cotés de l’île. Encore une fois les journées passent et on n’a pas assez de temps. On planifie partir pour les B.V.I. vers le 20 janvier si la météo est favorable.

Voila en somme ce qui se passe. On pense souvent à vous car, quand on écoute la radio onde courte ou internet, on se considère très chanceux d’être au soleil et à la chaleur.

A bientôt

Richard

Bonne Année 2009

Marigot, Saint-Martin

À minuit tapant, les cloches de l’église se sont fait entendre. Au même moment, plusieurs feux d’artifices ont éclaté au loin, et, de voilier en voilier, les gens se sont envoyés des Bonne Année et Happy New Year. Le ciel était rempli d’étoiles accompagné d’un beau croissant de lune. La baie était calme, sans vent.

Une belle nuit pour débuter cette nouvelle année.

On pense à vous tous.

Saint-Martin

Du 16 décembre au …..

Nous sommes revenus à St-Martin pour y passer la période des fêtes et voir Karine qui s’y trouve déjà. Après une navigation de 18 heures, par mer souvent agitée, nous sommes enfin arrivés vers 21h00 dans le noir dans la baie de Marigot. Nous sommes ancrés assez loin des autres bateaux et après un souper vite fait, dodo bien mérité. Mais ce fut très rouleur et avons eu beaucoup de difficulté à dormir. Le lendemain, nous changeons d’endroit pour se rapprocher de la ville. Karine vient nous rejoindre et ce fut de belles retrouvailles père-fille. Comme elle a une voiture, nous pourrons en profiter pour revoir cette île que nous avons beaucoup aimée.

Nous essaierons de nous mettre à jour pour le blogue et les photos car depuis notre retour en Guadeloupe, l’accès Internet était plus ou moins facile.

Antigua

Du 12 au 15 décembre

Départ vers Antigua dès le lever du jour. Nous avons subi quelques grains, dont deux, un peu plus sévères. Comble de malheur, un hublot était mal fermé dans notre chambre et nous avons eu tout un dégât d’eau salée. Le matelas était trempé, mon linge et certains papiers. Une chance que l’on s’en est aperçu assez tôt et ce fut une bonne leçon pour moi. Dès notre arrivée à English Harbour, pendant que Richard s’occupe des douanes, je sors tout dehors pour séchage. Ça prendra deux jours au matelas pour finir de sécher.

Le lendemain, on va visiter St-John’s (la capitale) en autobus local. C’est une tout autre culture que celle de la Guadeloupe : habitations, routes, gens, etc…





Nous sommes ancrés près du Nelson’s Dockyard. C’était la fin d’une régate de méga-voiliers tous plus beaux et plus gros les uns que les autres. Un régal pour les yeux. De plus, à cet endroit, de vieux édifices biens conservés donnent beaucoup de charme à cette marina. Il y a même un sentier qui nous mène au haut d’une colline d’où nous aurons une vue superbe de l’île de Monserrat. Nous nous promettons de nous arrêter plus longtemps la prochaine fois car d’après les revues, il semble y avoir de très belles plages et de beaux mouillages.

Guadeloupe - Deshaies

Du 9 au 11 décembre

Après être allés salués la cousine et le cousin la veille, on quitte notre marina vers les Saintes. On fait un petit tour à pied du village et comme le mouillage est très rouleur, on se dirigera vers Deshaies plus rapidement que prévu. On y retrouve un autre couple français, Francis et Joëlle de Paquito. Apéro sur l’un et sur l’autre.



Avant notre départ vers Antigua, je tiens absolument à aller visiter le Jardin Botanique. Après une marche d’une vingtaine de minutes toute en hauteur et un peu trempée de sueur et de quelques averses, j’y arrive enfin. Ce sera une visite qui vaudra les 14 euros pour l’accès. On y fourni même les parapluies pour la durée de la visite. Les sentiers sont bien aménagés à partir d’un étang aux nénuphars. Il y a beaucoup d’arbres exotiques, une voilière de Loris, des cascades, des flamands roses, un rat qui me rappelle des souvenirs pénibles, un très coloré village de perroquets, un jardin de cactus et beaucoup d’autres fleurs

Guadeloupe - Carénage

Du 22 novembre au 11 décembre

Nous arrivés à l’heure prévue à Pointe-à-Pitre. Nous avons du prendre un taxi pour se rendre à la marina puisqu’il ne restait plus de voitures de location à bas prix. Dès notre arrivée sur Marie Galante II, pose du bimini et dodger pour la nuit. Le lendemain, bôme replacée, génois et grand voile remis en place et réinstallation de tous les cordages. Marie Galante aura besoin d’un bon nettoyage, intérieur comme extérieur car j’ai retrouvé de minimes tâches de moisissures. Mardi matin, direction zone technique pour procéder au carénage et mise de l’antifooling. Dès la sortie de l’eau, Richard s’est mis à enlever l’énorme couche de coquillages qui s’était formée depuis presque 5 mois. Le plus gros est fait et notre voisin, qui est en train de restaurer un vieux bateau, nous dit que ça ne vaut pas la peine de se faire chier à poser nous-mêmes la peinture antisalissure et nous réfère à Pascal qui nous le fera au fusil et que nous n’aurons qu’à préparer la coque. Pascal nous sert de conseiller technique pour procéder aux différentes étapes. Mercredi matin, on finalise le carénage au grattoir. On est tous les deux très, très sales. Richard a bousillé deux beaux T-shirts. On demande ensuite à notre Pascal si c’est OK. Et non, il faut tout enlever les traces verdâtres avec jet d’eau sous pression. Pas OK encore. Alors, ce sera au papier sablé. On commence et ça fait beaucoup de poussières noires. Un autre voisin nous conseille plutôt d’utiliser un papier sablé à l’eau et de le faire en arrosant la coque. Super, ça fonctionne très bien. Mais l’eau dégoutte sur nous et nous sommes encore plus sales que mardi, Je me demande comment on travaille, car nous sommes les seuls à être tachés de partout. Le pire semble être terminé et une bonne douche nous ravigote. Après lavage de la coque, mise en place de plastique protecteur pour la pose de la peinture enfin.

Il faut dire aussi que c’est assez désagréable d’être en hauteur, à part la vue superbe de la marina. Monte et descend l’échelle plusieurs fois par jour. De plus, nous sommes directement sous un poteau d’éclairage de la zone. Il fait clair la nuit. Par contre, nous avons fait la connaissance d’un couple français charmant, Pierre et Marianne d’Amzher Zo, qui procédaient au même travail que nous. Ils vivent en Martinique et nous nous promettons de nous revoir lorsque nous y passerons l’an prochain, car Pierre porte le même nom de famille que Richard. Un vrai petit cousin et pince sans rire.

Enfin, c’est terminé et nous retournons au quai des visiteurs pour le reste de notre séjour avec accès à l’eau chaude sur notre bateau. Nous pourrons finaliser tranquillement notre grand nettoyage avant de continuer notre aventure.

Lors d’une journée de repos, nous allons visiter le Parc Archéologique des Roches Gravées à Trois-Rivières. Ce parc était en rénovation en juillet dernier. « On y découvre, au milieu d’un chaos de roches volcaniques et d’une végétation luxuriante, les étranges témoignages laissés sur la pierre par les Indiens Arawak, occupants de l’île avant les Caraïbes. » Et c’est vrai.