Grenada – Semaine 3

Du 13 au 19 juillet 2009

La principale activité de la semaine a été d’aller voir les tortues Luth pondre leurs œufs au Levera National Park, belle plage située au nord-est de l’île, environ 1 heure en taxi. C’était le soir, vers 20h00. Après une petite marche d’une dizaine de minutes avec un guide (obligatoire), à la seule lueur de lumière rouge (pas le droit d’avoir des lumières blanches, pour ne pas désorienter les tortues, donc pas de caméra), on est arrivé juste à temps pour voir une tortue commencer à creuser dans le sable. Mais comme elle était trop près d’un autre nid, les deux bénévoles attitrés ont remblayé le sable au fur et à mesure qu’elle creusait afin qu’elle se tanne et aille faire son nid un peu plus loin. Ce manège a duré au moins une quinzaine de minutes et elle s’est enfin déplacée un peu et a recommencé à creuser avec ses pattes arrières. Au fur et à mesure qu’elle pondait, une des bénévoles ramassait les œufs car elle était encore trop près d’un autre nid, et les mettait dans une chaudière : au moins une trentaine. Par la suite, les bénévoles sont allés placer les œufs plus loin en creusant un trou identique, entre 2 et 3 pieds de profondeur. Cela a été vraiment extraordinaire de pouvoir observer cette ponte. De plus, il y en a eu deux autres qui sont venues pondre sur la plage. Nous devions faire attention pour ne pas les déranger dans leurs œuvres. Ces tortues portent un tag d’identification et les bénévoles prennent en note leur mensuration, les dates de ponte, le nombre d’œufs, etc…

À notre retour, le summum de cette soirée, c’est d’avoir aussi vu un nid éclore et de voir toutes ces minuscules tortues se diriger vers la mer. On les a aidées un peu en dirigeant un faisceau lumineux rouge devant elles, car d’une façon innée, elles se dirigent vers le point le plus lumineux. On a tous eu une pensée pour ces petites bêtes afin qu’elles puissent survivre sans être attaquées par des prédateurs. Quelle belle expérience avons-nous vécue.

Les photos sont une gracieuseté de Beez Neez, nos voisins à la marina.

Le reste de la semaine s’est déroulée entre grande marche à tous les matins, piscine en après-midi. Nous avons eu aussi un Happy Hour à la marina de Phare Bleu mardi soir qui, en passant, est une très belle petite marina, avec piscine, mais si loin de tout. Mercredi, nous avons soupé au resto de la marina. C’était le premier prix que nous avions gagné lors d’une sortie précédente.

Jeudi, arrivée de Saoufé et Paquito, nos amis français rencontrés en Guadeloupe. Nous avons passé de bons moments avec eux avant leur départ vers le Vénézuela.

Et voilà, encore une semaine bien remplie.

Grenada – Semaine 2

Du 6 au 12 juillet 2009

Lundi matin, je marche jusqu’au IGA, environ 4.5 km, je fais mes petits achats de nourriture et je reviens en autobus. Piscine en après-midi et lors de notre apéro sur le bateau, on rencontre Guy, un personnage assez spécial, français, qui habite l’île depuis plus de 16 ans. Il vend des machines à coudre …. manuelles. Je n’en reviens tout simplement pas. C’est très ingénieux, ca ressemble à un crochet. De plus, il donne quelques conseils à Richard sur l’entretien des voiles. Je fais aussi mon premier achat de mangues d’un local que je reverrai très souvent et qui me demandera quelquefois 2$ EC pour manger. Il m’a adopté.

Mardi, on va à Prickley Bay en taxi pour une rencontre avec les autres équipages de cet endroit. On y retrouve d’anciens compagnons de voyage. En participant à un sondage, on a gagné le premier prix, soit un souper au restaurant de notre marina. On a passé une très belle soirée. Mercredi, j’ai trouvé une nouvelle partenaire de marche, ma voisine de bateau. Nous nous rendons jusqu’au IGA à pied et retour en bus.

En fin de compte, j’ai pris une certaine routine : marche le matin pour faire mes achats, piscine par la suite. De plus, je parle aux deux perroquets Sugar et Spice. J’espère bien qu’ils pourront dire Bonjour d’ici la fin octobre. En fin de journée, Scrabble avec notre apéro. Je n’ai pas encore gagné une partie depuis que nous sommes ici. Quelquefois, un 5 à 7 est organisé entre les voisins sur le bord de la piscine. C’est une vie assez dure merci…

Samedi après-midi, on est allé dans une activité organisée par des amis. On était 45 à aller voir comment se passe un repas communautaire dans un petit patelin : Oil and Boil. Les hommes locaux, pas les femmes, préparent une très grosse marmite de tous les légumes possibles : fruit à pain, igname, feuilles de Callaloo, plantains, jus de noix de coco et j'en oublie.
Ils les font cuire lentement sur un feu de bois et ils y ajoutent de la viande. Un petit bar se trouve aussi sur place. Une primeur, Richard s'est décidé à y gouter.
Pour la photo seulement....


Grenada – Semaine 1

Du 28 juin au 5 juillet 2009

Nous sommes arrivés vers 13 heures au lagon de la capitale de l’île Grenada : Saint-Georges. Nous y avons retrouvé Bonanza qui était sur un mooring et qui nous ont avisés que l’ancrage ne tenait pas bien dans le lagon car il y avait beaucoup de débris au fond de l’eau. Roy nous a aidé à s’installer et nous voyons que Chocobo ne sont pas encore ancrés bien qu’il soit arrivé une heure avant nous. Il décide finalement de prendre le dernier mooring. Nous allons faire un tour à la nouvelle marina Port Louis, et c’est un coup de coeur. Nous décidons subito presto de passer la saison des cyclones là car ils sont à demi tarifs jusqu’au 31 octobre, ce qui nous fera environ 700.00$ canadiens par mois. La piscine, une belle douche propre, accès Wi-Fi, un environnement très agréable et deux superbes perroquets, pas très loin du centre-ville, un magasin d’alimentation tout près et aussi magasin de fournitures nautiques. Que demander de plus…

En soirée, nous allons souper avec l’équipage de Chocobo au restaurant. On en profite pour parler de nos projets immédiats. Comme je sais que Claudette aime beaucoup marcher, nous prenons rendez-vous le lendemain pour aller faire un tour de reconnaissance des environs. Ce sera un tour du centre-ville et des principaux centres d’achat et du marché public. J’y ai vu ma banque Scotia, mais pas de Mc Donald pour Richard. Au retour, c’est tout le monde à la piscine.

Mardi matin, nous partons en excursion avec Chocobo et Going South en taxi pour faire le tour d’une partie de l’île. Nous traversons la capitale et suivons la route nord près de la côte. Les paysages sont superbes et notre guide Raymond s’arrête à notre demande pour qu’on puisse prendre des photos. Notre premier arrêt : Concord Falls : on se rend au pied de la première chute et on se baigne dans cette eau claire et fraîche. C’est une très agréable sensation sur notre peau.


Notre deuxième arrêt : plantation de muscade : c’est-à-dire, un endroit où on décortique la muscade à la main pour séparer la peau, la trier et la faire sécher. C’est très impressionnant, car on se croirait aux temps des esclaves. On assiste aussi à une présentation des différentes épices qui sont cultivées sur cette île. Ce n’est pas pour rien qu’on la surnomme l’Île aux Épices (Spices Island).


Notre troisième arrêt sera à Goyave : un village de pêcheurs surtout, mais avec une importante usine de transformation et d’expédition de la noix de muscade. On y voit tout le processus : de l’arrivée en vrac des noix de muscade, de leur séchage dans d’immenses tiroirs jusqu’à mise en sac pour l’envoi. Les noix sont retournées manuellement à tous les jours jusqu’au séchage complet. Après cette visite, on dîne dans un petit resto local. J’avais fait un sandwich à Richard, car j’étais presque certaine qu’il ne trouverait rien à son goût. Nous avons mangé très local, ragout de chèvre, de poulet ou de poisson ainsi qu’un assortiment de légumes locaux. Je me suis régalée.

En passant par la route intérieure de l’île qui est tout simplement impressionnante avec ses arbres fruitiers et ses fleurs , on s’est aussi arrêté à Grand Etang, un lac qui vient d’un cratère volcanique à plus de 1916 pieds d’altitude. Un parc ceinture cette petite étendue d’eau. Notre dernier arrêt sera dans une rhumerie. Malheureusement on ne peut la visiter car elle est actuellement en nettoyage complet. Mais… la boutique est ouverte et on en profite pour goûter à ce rhum local et à ses punchs. Et voilà, notre première visite se termine.

Mercredi, avec Claudette, je marche jusqu’à Grande Anse, la plus longue plage. On s’arrête en même temps à un petit centre de boutiques diverses. J’y vois un superbe paréo, mais comme je n’ai pas beaucoup d’argent sur moi, je reviendrai. On continue vers un centre d’achats et on revient en bus.

Le système de transport sur l’île est très impressionnant. Tu n’attends pas le bus, le bus attend après toi. Ce sont de petites fourgonnettes d’une quinzaine de personnes. Il y a le chauffeur et le guetteur-argentier. Ce dernier recherche et appelle toute personne qui marche sur la rue ou qui se dirige vers la rue principale. Il fait même arrêter le trafic pour te faire traverser et te prendre en charge. Il aide aussi les personnes âgées à monter et s’occupe de leurs sacs. Si nous avions un système aussi efficace, beaucoup de gens prendraient le transport en commun. Ils passent sans arrêt sur cette route qui nous ramène à la marina. Et de plus, cela ne coûte que 2.50$ EC, i.e. un peu moins de 1.00$ US.

Vendredi, départ en bus vers Prickley Bay. Claudette me montre un arbre que nous croyons être un calebassier. J’en prends deux. Elles sont très pesantes et je les charge dans on sac à dos. Nous marchons pour revenir et nous nous arrêtons dans tous les magasins que nous voyons. On a aussi trouvé le IGA dont tout le monde nous parle. Et c’est là aussi que de nombreux équipages se rencontrent le vendredi pour y faire leurs achats, car on y retrouve une plus grande variété de viande, fromage et charcuterie, ainsi que des produits importés.

Samedi en après-midi, c’est une rencontre de québécois autour de la piscine et du bar : Desirada, Chocobo et Oracle III. Pour souper, Richard et moi avons envie d’une pizza. On s’informe du meilleur endroit. Je me mets sur mon 36 et nous partons en autobus. On finit par trouver le resto, mais c’est comme dans nos centres d’achat : un endroit pour manger rapidement. On décide alors de ramener notre pizza au bateau. Grâce au transport génial de cette île, notre pizza est encore chaude à notre arrivée et on peut la déguster avec une bonne bouteille de vin.

Dimanche matin, Claudette, ma partenaire de marche prend l’avion pour retourner à Montréal. Je vais devoir m’en trouver une autre.

Carriacou

Du 22 au 27 juin 2009

Après une heure et demie de belle voile, nous nous sommes arrêtés à Hillsborough pour faire nos douanes. Nous avons du compléter un formulaire pour la grippe aviaire et on nous remet ensuite un mini certificat de bonne santé. On y rencontre aussi Bonanza et leurs invités. On y fait un mini-tour de ville et je vais faire une razzia de documentations au centre touristique. Par la suite, en début d’après-midi on va s’ancrer à Tyrrell Bay, là où se trouvent tous les bateaux. On y revoit beaucoup de voiliers rencontrés au cours de nos dernières navigations. Pour souper, on va faire la fête à une petite pizzéria en compagnie de Bonanza. On a passé une très belle soirée.


Mardi, on fait le tour de la mangrove et un peu d’internet en PM. Mercredi, fête de la Saint-Jean, Richard met le grand drapeau québécois. On reçoit Chocobo : Roger, Danielle et la jeune maman de Danielle : Claudette. C’est une soirée de musique québécoise en bonne compagnie. Pour souper, ils veulent essayer la pizza et on les accompagne. Encore une autre belle soirée.

Jeudi, nous sommes allés en ville en autobus. On y a fait quelques achats et on est toujours à la recherche de bouteilles de 2 litres de Pepsi. Ce qui semble rare dans cette île. Richard doit se rabattre sur du Coke : hérésie, mais il n’a pas le choix. On achète aussi 6 films DVD relativement récents pour pas cher. À notre retour, on a eu de fortes pluies et vents. On a dragué lorsque Richard a voulu aller ajouter de la chaîne à l’ancre. Il s’est fait pas mal mouillé lorsqu’il est revenu d’aller acheter son steak haché auquel il tenait beaucoup.

Vendredi, avec l’équipage de Chocobo, nous nous sommes payés un tour de l’ile. Bien sûr, je me suis extasiée sur le cimetière principal. Notre chauffeur nous a montré toutes les plantes et fruits qui poussaient et leurs utilisations, parfois médicales. Il nous a aussi fait goûter à du tamarin qu’il a pris dans une branche. On a appris beaucoup de choses. On s’est aussi arrêtés à l’hôpital qui surplombe la ville et l’île. Très belle vue en fait. Ensuite, George nous amène dans un petit village où on construit des bateaux de bois de façon traditionnelle. Pour terminer notre tour, on s’est arrêté à un petit resto local pour pas cher. Richard n’a mangé qu’un chip et une boisson gazeuse qui n’était pas du Pepsi, mais moi, je me suis régalée de cette cuisine locale avec des légumes que je n’avais jamais goûtés à date.






Samedi, en allant au quai du village, on a fait la rencontre de d’autres québécois : Jean et Monique de Désirada. Aussi, je me suis rendue compte qu’il y avait plusieurs petits commerces sur différents navires : soudeur/réparateur, bar flottant et couture/réparation. Aujourd’hui, c’est la fête des pêcheurs. Aussi, il y aura de la musique très forte toute la nuit aux bars près de la plage. Ça a duré jusqu’à 4 heures du matin.

Les autres Grenadines de St-Vincent

Du 18 au 21 Juin 2009

Canouan : Après une petite navigation de deux heures et demi, avec une mer un peu agitée. Ça été un peu plus inconfortable que prévu, mais enfin. On s’est ancré à Charleston Bay, presqu’au milieu d’une flotte de bateaux de la base Moorings. On met notre annexe au quai du Tamarind Hotel. C’est très joli, mais on dirait qu’il n’y a que quelques clients. Par la suite, on monte la côte de cette petite ville et on a une belle vue de notre baie. Le tour de ce petit village s’est fait assez rapidement car il n’y a pas grand-chose de particulier à y faire. Dans l’après-midi, alors que j’étais en train de lire, j’entends crier : Capt’ain, Capt’ain. Je cherche d’où ça vient et soudain, j’aperçois un homme en palmes, masque et tuba qui me dit : “Je suis un pauvre pêcheur sans bateau. Est-ce que vous voulez m’acheter du poisson ou une langouste que j’irai pêcher. ” Malheureusement, c’est non et de plus, il semble que la pêche aux langoustes est interdite depuis le mois de mai. De plus, il faut avouer que depuis le sud de St-Vincent, les boat- boys sont très courtois et non ”mouche à marde“ : un non suffit et ils repartent. En fin de journée, notre attention est attirée par un bateau québécois que nous avions vu à la marina de Pointe-à-Pitre.

Mayreau : Après une heure de voile, on arrive à Saline Bay. Il y a une belle plage et on voit le petit village en haut de la colline. On prend nos chaussures et on monte en ville. Comme c’est l’heure du diner, on voit beaucoup de gens faire la sieste sur leur chaise ou couché sur un banc. On monte plus haut et on a une belle vue des Tobaco Cays de l’autre coté de l’île. Une belle petite église se trouve aussi en haut du village. Pour redescendre, on prend l’autre chemin et on voit de belles petites boutiques colorées. C’est un peu plus animé et la descente est beaucoup moins pénible. On se jette à l’eau dès notre arrivée au bateau. Par après, Joint Decision nous invite à aller manger de la crème glacée sur leur beau troller en soirée. Offre qu’on ne peut absolument pas refuser. Vers la fin de la journée, on commence à voir beaucoup d’activités sur le quai du ferry. Deux voitures et une camionnette attendent. En même temps, on voit descendre du village des gens. C’est comme si toute cette bourgade s’était donné rendez-vous. Et après un bon moment, on se rend compte que c’est l’arrivée du ferry qui a occasionné toute cette agitation. On a passé une belle nuit à cet endroit et les couchers de soleil sont magnifiques.

Tobaco Cays : En se rendant vers les Tobaco Cays, on croise un autre bateau québécois. On s’ancre en face de Baradel, l’un des cinq petits îlots. La vue y est magnifique. Il faut dire aussi que c’est un parc marin national. On est allé faire du snorkeling et on a vu plusieurs tortues qui mangeaient au fond de l’eau et qui remontaient de temps en temps. Elles se laissent quand même approcher assez facilement. En revenant, j’ai croisé trois grosses raies qui se suivaient à la queue leu leu. Quel spectacle. Petite sieste en après-midi. Comme c’est assez rouleur, vers 17 heures, on repart vers Mayreau pour y passer la nuit.

Union : Toujours à voile, très lentement on se dirige vers Chatam Bay. C’est tellement tranquille qu’on décide plutôt de se diriger vers la ville principale à Clifton. De notre ancrage, on voit des petits îlots de sable et le bout de piste de l’aéroport. On y revoit aussi Bonanza et Le Large. L’Anchorage Yacht Club est très plaisant et on peut accéder à Internet. Ce qu’on fera plus tard. On traverse tout ce petit village. Il y a beaucoup de petits magasins et la place centrale est très colorée. Comme c’est une base de charters, il y a beaucoup de vie. Lundi matin, on va faire nos procédures de sortie pour se rendre à Carriacou qui fait partie de Grenada, donc un autre pays.

Mustique : Nous ne sommes pas allés à cette île, car nous la ferons lorsque nous
remonterons vers le Nord.

Bequia

Du 13 au 17 juin 2009

Nous avons quitté l’île de Saint-Lucia très tôt samedi matin et avons fait de la belle voile jusqu’au début de l’île de Saint-Vincent. Après, nous avons eu besoin de l’aide du moteur le long de la côte et retour à la voile entre St-Vincent et Bequia. Nous avons passé outre St-Vincent pour y revenir éventuellement. Nous sommes arrivés vers 16h00 à Port Elizabeth, la ville principale de Bequia. Nous avons mouillé devant la plage de Princess Bay et nous avons retrouvé Bonanza (Roy et Michelle) que nous avions perdu de vue depuis Luperon en République Dominicaine. L’eau ici est très belle et claire et l’endroit est agréable.

Bequia est la première île des Grenadines au sud de St-Vincent et la plus grande des dépendances de St-Vincent quoiqu’elle fasse seulement 18 km². Après avoir fait les douanes dimanche matin, à taux supplémentaire, on a fait un petit tour de reconnaissance de ce petit village pour y revenir car nous avons trouvé un restaurant avec accès Wi-FI. En soirée, nous avons pris l’apéro sur Marie Galante avec Alexian et Bonanza : des équipages de Calgary qui parlent aussi français car ils ont déjà habité Montréal ou Québec.

Lundi, nous avons passé beaucoup de temps au resto pour Internet, car hier, ça ne fonctionnait pas très bien. On a joué au Srabble et devinez quoi???, j’ai encore perdu. Mardi matin, nous avons pris une camionnette-taxi (pick-up avec bancs de chaque coté) et avons fait le tour complet de l’île avec Roy et Michelle. On a commencé notre visite par les ruines d’un fort qui gardait l’entrée de la baie. Il ne reste que quelques canons, dont une couple de fabrication française. On est allé ensuite vers la montagne. Dans ce coin, il y a de très belles maisons et quelques domaines. La vue du haut de la montagne est superbe. Ensuite, nous nous sommes arrêtés à un sanctuaire de tortues. Là aussi, c’était fascinant de voir des tortues de toutes les grandeurs qui nageaient dans différents bassins. Elles n’étaient pas sauvages et dès qu’on s’approchait du bassin, elles venaient nous voir. En pensant peut-être qu’on leur donnerait à manger, comme dans un zoo.

Pour terminer la visite, on s’est rendu à Paget Farm. C’est un petit village de pêcheurs. Ils ont des chaloupes très colorées et on a vu aussi deux baleinières avec leurs harpons, car ils peuvent attraper une baleine de temps en temps. Un dernier mini stop au petit aéroport local et retour en ville en début d’après-midi.

En soirée, Richard et moi avons été invité sur BePoop, un bateau français qui ressemble beaucoup à Marie Galante. Sa sœur aînée quoi. C’est un équipage que nous avons quelquefois croisé sur notre route.

Mercredi, achat de provisions en ville et farniente par la suite. Une courte visite en fin de journée vers la plage et les cavernes en face de nous. Partie de Scrabble lors de notre apéro et c’est la routine du perdant : moi… Jeudi matin, on repart vers l’île suivante en frôlant un endroit qui se nomme Moonhole. Ce sont des habitations construites à travers la roche. Il n’y a pas de vitre aux fenêtres. Assez particulier et il paraît qu’on peut louer ce genre d’hôtel.


Saint Lucia (Sainte Lucie)

Du 8 au 12 juin

Après 5 heures de belle voile, nous arrivons à Rodney Bay à Sainte-Lucie. Nous y avons revu quelques voiliers que nous avions côtoyés à différents moments. Ils se dirigent aussi vers Grenade. Après les procédures douanières, on fait un petit tour des environs. On remarque qu’il y a eu beaucoup de travaux majeurs à cette marina. Elle semble très sécuritaire en cas de cyclone. Au fond, de belles maisons et des condos bordent ce lagon. Il y a aussi un petit centre d’achats où on peut s’approvisionner. Burger King, Kentucky Fried Chicken, Subway et Domino sont présents pour nous rappeler la bouffe nord-américaine. En fin d’après-midi, nos voisins nous crient qu’il y a quelque chose qui se dirige vers nous. C’est une espèce de petite barge flottante qui se promène dans la baie. En deux temps trois mouvements, Richard saute dans son annexe pour la repousser vers la plage. Il est aussitôt aidé par trois autres annexes. Ils réussissent tant bien que mal à l’amener au bout de la plage et à l’attacher à des rochers. C’est cette entraide que nous retrouvons régulièrement parmi les navigateurs.

Mardi matin, on visite le parc national de Pigeon Island où se trouve le Fort Rodney qui surplombe cette baie. On y apprend que l’île est passée des Français aux Britanniques et vice et versa, à travers les guerres et les traités de paix, au moins 14 fois. Ce sont les Anglais qui ont eu le dernier mot, mais cette île est devenue un état indépendant en 1979. C’est très agréable de se promener à travers ces vestiges des années 1600, malgré tout, bien conservés. Les sentiers du parc nous amènent au haut de la colline d’où nous avons un très beau point de vue de la baie. En après-midi, visite de notre premier boat boy qui vend des fruits. Il est sympathique avec sa barque décorée de divers drapeaux et pas insistant du tout.

Mercredi, départ vers Marigot Bay. Très bel endroit, très carte postale et tranquille. On voit aussi Vive la Vie au bout de la marina. Aujourd’hui, ce sera 3 boat boy. Le premier, pour une bouée d’amarrage; le second, très insistant pour vendre ses bananes, qui s’accroche à Marie Galante pendant que nous tournons autour de la baie pour choisir notre point de chute. On lui de revenir plus tard. Le troisième, lui, vend des bijoux et des tortues en pierre qui semblent venir tout droit de la Chine. Richard lui dit que je fais mes propres bijoux et que nous ne pouvons pas en acheter. Le gars des bananes revient et je lui dis que je suis allergique aux bananes. Il insiste et me dit : ‘pourquoi tu m’as dit de revenir plus tard. ‘. Bon, je prendrai deux oranges alors. ‘Paye-moi et je vais aller te chercher des oranges’. Je me suis mise à rire parce que j’étais sûre qu’il ne reviendrait pas. Mais il est revenu en fin de journée avec un sac d’oranges vertes que je lui ai achetées. Et après, il avait besoin de piles. On lui dit que nous n’en avons pas. Et voilà, le deuxième épisode des boat boy. En fin de journée, apéro chez Pierre d’Amzer Zo qui est venu passer quelques jours à Sainte Lucie pour voir un de ses amis. Pizza au resto par la suite et lorsque nous sommes revenus sur Marie Galante, le capitaine de Vive la Vie et son second sont venus prendre une couple de bières.

Jeudi matin, départ vers Soufrière. En fin de compte, on ira s’installer entre les 2 Pitons. Déjà, un boat boy nous avait repéré et nous installe sur une bouée du parc et nous offre ses services pour visiter Soufrière et ses sites populaires. Mais on s’aperçoit très rapidement qu’entre les montagnes nous sommes exposés à des rafales de vent assez fortes. Richard ouvre même l’anémomètre qui indique jusqu’à 35 nœuds de vent. Heureusement le corps mort est solide même s’il y a 190 pieds d’eau sous nous. Ensuite, c’est la parade : vendeurs de fruits, bijoux, calebasses et figurines de bois. On les salue, on les écoute, mais on achète rien, sauf une petite calebasse peinte et travaillée. Ils nous demandent aussi quelques petites choses : soit des biscuits sodas pour manger avec le fromage, soit un peu d’huile pour mélanger au gaz. De plus, Vive la Vie vient nous saluer tout près lorsqu’il passe devant les Pitons. Et c’est assez amusant de voir quelques boat boy essayer de leur vendre leurs produits. À l’apéro, encore une partie de Scrabble perdue pour moi. Une chance qu’on ne joue pas pour de l’argent, sinon je serais dans le rouge. En soirée, une certaine inquiétude s’empare de nous car nous somme le seul voilier dans cette baie et nous ne nous souvenons pas de la dernière fois où cela nous est arrivé. De plus, St-Lucie est un peu reconnu pour les vols de ce qui traîne sur les bateaux. Mais juste avant que le soleil ne se couche, un autre voilier est venu se joindre à nous. Il faut aussi dire que nous sommes en basse saison et qu’il y a beaucoup moins de bateaux qui s’arrêtent.

Tel qu’entendu, vendredi matin à 9h00 pile, notre guide vient nous chercher avec sa chaloupe pour nous amener à la ville de Soufrière. Il nous conseille aussi de faire nos douanes de sortie avant de commencer notre visite. Et, il nous faut aussi se rendre au poste de police à coté pour finaliser nos papiers. C’est assez spécial de voir un prisonnier dans une des cellules. On dirait aussi que la bâtisse tombe en ruines. Maintenant, nous sommes prêts la visite de quelques beaux sites de cette partie de l’île.

Notre premier arrêt sera les Diamond Falls. On marche dans de petits sentiers et une belle chute d’eau douce fraîche nous apparaît. Je ne peux pas résister et je vais m’installer sous la cascade. C’est très rafraichissant. Ensuite ce sera le drive-in volcano : Sulphur Springs. En effet, on peut se rendre tout près de cet endroit très sulfureux et Richard trouve que ça sent énormément les œufs pourris. Ça bouillonne et des jets de vapeurs s’échappent et le spectacle est assez fascinant. Il y a aussi un bain chaud tout près. C’est certain que je vais m’y tremper et Richard me suit par la suite. C’est vrai que l’eau est assez chaude merci. Et par après, on peut aussi aller prendre un bain de boue noire. L’eau qui descend du centre de ce volcan implosé est très foncée. Et, je me suis aussi trempée dans cette eau. Richard, en venant me rejoindre, a perdu pied et s’est retrouvé tout mouillé, ainsi que nos sacs à dos. Heureusement, il a tenu la caméra hors de l’eau.

Par la suite, notre guide nous amène à une autre cascade d’eau, minéralisée cette fois et aussi chaude : Mineral Baths. Là aussi, après une belle marche dans un sentier, on arrive devant cette belle cascade et une petite piscine nous attend. Il paraît que cette eau a des vertus rajeunissantes et dé-stressante. En effet, lorsque nous partons de cet endroit, le guide me dit que j’ai rajeuni de 10 ans. Ouais, ouais…. Mais on sort de là comme après un massage. On se sent très relax. Au retour, petit arrêt dans le centre ville. Il y a une belle petite église à voir et on parcourt quelques rues autour pour voir le style de construction , un peu délabrée et cela nous rappelle étrangement la République Dominicaine : il y a une certaine pauvreté. On a l’air vraiment très touriste dans cette ville, et puis, retour sur Marie Galante après avoir aperçu le bateau qui a servi au film Pirate des Caraïbes.

En après-midi, visite du chic complexe hôtelier Hilton Plantation Jalousie devant lequel nous sommes amarrés. Les abords de la piscine sont très invitants. Il y a peu de personnes sur la petite plage. Les chaises de plage aussi sont très tentantes. Mais enfin… On repart vers notre maison et on surveille s’il n’y aura pas d’autres bateaux qui viendront nous tenir compagnie car nous sommes encore seuls actuellement. Un dernier boat boy vient me vendre une belle papaye. Finalement, nous resterons tout seul pour la nuit. Nous nous préparons pour notre départ vers Bequia demain, dès le lever du soleil.