Saint Lucia (Sainte Lucie)

Du 8 au 12 juin

Après 5 heures de belle voile, nous arrivons à Rodney Bay à Sainte-Lucie. Nous y avons revu quelques voiliers que nous avions côtoyés à différents moments. Ils se dirigent aussi vers Grenade. Après les procédures douanières, on fait un petit tour des environs. On remarque qu’il y a eu beaucoup de travaux majeurs à cette marina. Elle semble très sécuritaire en cas de cyclone. Au fond, de belles maisons et des condos bordent ce lagon. Il y a aussi un petit centre d’achats où on peut s’approvisionner. Burger King, Kentucky Fried Chicken, Subway et Domino sont présents pour nous rappeler la bouffe nord-américaine. En fin d’après-midi, nos voisins nous crient qu’il y a quelque chose qui se dirige vers nous. C’est une espèce de petite barge flottante qui se promène dans la baie. En deux temps trois mouvements, Richard saute dans son annexe pour la repousser vers la plage. Il est aussitôt aidé par trois autres annexes. Ils réussissent tant bien que mal à l’amener au bout de la plage et à l’attacher à des rochers. C’est cette entraide que nous retrouvons régulièrement parmi les navigateurs.

Mardi matin, on visite le parc national de Pigeon Island où se trouve le Fort Rodney qui surplombe cette baie. On y apprend que l’île est passée des Français aux Britanniques et vice et versa, à travers les guerres et les traités de paix, au moins 14 fois. Ce sont les Anglais qui ont eu le dernier mot, mais cette île est devenue un état indépendant en 1979. C’est très agréable de se promener à travers ces vestiges des années 1600, malgré tout, bien conservés. Les sentiers du parc nous amènent au haut de la colline d’où nous avons un très beau point de vue de la baie. En après-midi, visite de notre premier boat boy qui vend des fruits. Il est sympathique avec sa barque décorée de divers drapeaux et pas insistant du tout.

Mercredi, départ vers Marigot Bay. Très bel endroit, très carte postale et tranquille. On voit aussi Vive la Vie au bout de la marina. Aujourd’hui, ce sera 3 boat boy. Le premier, pour une bouée d’amarrage; le second, très insistant pour vendre ses bananes, qui s’accroche à Marie Galante pendant que nous tournons autour de la baie pour choisir notre point de chute. On lui de revenir plus tard. Le troisième, lui, vend des bijoux et des tortues en pierre qui semblent venir tout droit de la Chine. Richard lui dit que je fais mes propres bijoux et que nous ne pouvons pas en acheter. Le gars des bananes revient et je lui dis que je suis allergique aux bananes. Il insiste et me dit : ‘pourquoi tu m’as dit de revenir plus tard. ‘. Bon, je prendrai deux oranges alors. ‘Paye-moi et je vais aller te chercher des oranges’. Je me suis mise à rire parce que j’étais sûre qu’il ne reviendrait pas. Mais il est revenu en fin de journée avec un sac d’oranges vertes que je lui ai achetées. Et après, il avait besoin de piles. On lui dit que nous n’en avons pas. Et voilà, le deuxième épisode des boat boy. En fin de journée, apéro chez Pierre d’Amzer Zo qui est venu passer quelques jours à Sainte Lucie pour voir un de ses amis. Pizza au resto par la suite et lorsque nous sommes revenus sur Marie Galante, le capitaine de Vive la Vie et son second sont venus prendre une couple de bières.

Jeudi matin, départ vers Soufrière. En fin de compte, on ira s’installer entre les 2 Pitons. Déjà, un boat boy nous avait repéré et nous installe sur une bouée du parc et nous offre ses services pour visiter Soufrière et ses sites populaires. Mais on s’aperçoit très rapidement qu’entre les montagnes nous sommes exposés à des rafales de vent assez fortes. Richard ouvre même l’anémomètre qui indique jusqu’à 35 nœuds de vent. Heureusement le corps mort est solide même s’il y a 190 pieds d’eau sous nous. Ensuite, c’est la parade : vendeurs de fruits, bijoux, calebasses et figurines de bois. On les salue, on les écoute, mais on achète rien, sauf une petite calebasse peinte et travaillée. Ils nous demandent aussi quelques petites choses : soit des biscuits sodas pour manger avec le fromage, soit un peu d’huile pour mélanger au gaz. De plus, Vive la Vie vient nous saluer tout près lorsqu’il passe devant les Pitons. Et c’est assez amusant de voir quelques boat boy essayer de leur vendre leurs produits. À l’apéro, encore une partie de Scrabble perdue pour moi. Une chance qu’on ne joue pas pour de l’argent, sinon je serais dans le rouge. En soirée, une certaine inquiétude s’empare de nous car nous somme le seul voilier dans cette baie et nous ne nous souvenons pas de la dernière fois où cela nous est arrivé. De plus, St-Lucie est un peu reconnu pour les vols de ce qui traîne sur les bateaux. Mais juste avant que le soleil ne se couche, un autre voilier est venu se joindre à nous. Il faut aussi dire que nous sommes en basse saison et qu’il y a beaucoup moins de bateaux qui s’arrêtent.

Tel qu’entendu, vendredi matin à 9h00 pile, notre guide vient nous chercher avec sa chaloupe pour nous amener à la ville de Soufrière. Il nous conseille aussi de faire nos douanes de sortie avant de commencer notre visite. Et, il nous faut aussi se rendre au poste de police à coté pour finaliser nos papiers. C’est assez spécial de voir un prisonnier dans une des cellules. On dirait aussi que la bâtisse tombe en ruines. Maintenant, nous sommes prêts la visite de quelques beaux sites de cette partie de l’île.

Notre premier arrêt sera les Diamond Falls. On marche dans de petits sentiers et une belle chute d’eau douce fraîche nous apparaît. Je ne peux pas résister et je vais m’installer sous la cascade. C’est très rafraichissant. Ensuite ce sera le drive-in volcano : Sulphur Springs. En effet, on peut se rendre tout près de cet endroit très sulfureux et Richard trouve que ça sent énormément les œufs pourris. Ça bouillonne et des jets de vapeurs s’échappent et le spectacle est assez fascinant. Il y a aussi un bain chaud tout près. C’est certain que je vais m’y tremper et Richard me suit par la suite. C’est vrai que l’eau est assez chaude merci. Et par après, on peut aussi aller prendre un bain de boue noire. L’eau qui descend du centre de ce volcan implosé est très foncée. Et, je me suis aussi trempée dans cette eau. Richard, en venant me rejoindre, a perdu pied et s’est retrouvé tout mouillé, ainsi que nos sacs à dos. Heureusement, il a tenu la caméra hors de l’eau.

Par la suite, notre guide nous amène à une autre cascade d’eau, minéralisée cette fois et aussi chaude : Mineral Baths. Là aussi, après une belle marche dans un sentier, on arrive devant cette belle cascade et une petite piscine nous attend. Il paraît que cette eau a des vertus rajeunissantes et dé-stressante. En effet, lorsque nous partons de cet endroit, le guide me dit que j’ai rajeuni de 10 ans. Ouais, ouais…. Mais on sort de là comme après un massage. On se sent très relax. Au retour, petit arrêt dans le centre ville. Il y a une belle petite église à voir et on parcourt quelques rues autour pour voir le style de construction , un peu délabrée et cela nous rappelle étrangement la République Dominicaine : il y a une certaine pauvreté. On a l’air vraiment très touriste dans cette ville, et puis, retour sur Marie Galante après avoir aperçu le bateau qui a servi au film Pirate des Caraïbes.

En après-midi, visite du chic complexe hôtelier Hilton Plantation Jalousie devant lequel nous sommes amarrés. Les abords de la piscine sont très invitants. Il y a peu de personnes sur la petite plage. Les chaises de plage aussi sont très tentantes. Mais enfin… On repart vers notre maison et on surveille s’il n’y aura pas d’autres bateaux qui viendront nous tenir compagnie car nous sommes encore seuls actuellement. Un dernier boat boy vient me vendre une belle papaye. Finalement, nous resterons tout seul pour la nuit. Nous nous préparons pour notre départ vers Bequia demain, dès le lever du soleil.

Grande Anse d’Arlet

Du 5 au 7 juin

En attendant notre départ vers la prochaine île, nous nous baignons car l’eau est très belle et claire. Aussi, j’ai emprunté le kayak de notre ami Pierre. J’en ai profité pour faire le tour de cette baie et la suivante. On a aussi assisté au renflouage d’un voilier qui s’était échoué sur les rochers lors du passage de OMAR. La Société Nationale de Sauvetage l’a sorti de sa fâcheuse position et l’a remorqué au quai dans un premier temps. Il y a passé une journée et continuait de couler. Seules les amarres l’empêchaient de s’enfoncer un peu plus. Ensuite, un plongeur est venu, en utilisant plusieurs gros ballons gonflés pour le maintenir à flot pendant qu’il colmatait les gros trous. Il a du utiliser 3 pompes pour évacuer l’eau de ce bateau. Ensuite, un autre bateau de la SNS est venu le chercher pour l’amener à Fort-de-France. Cela nous a fait une belle scène d’action à regarder. Je suis aussi allée prendre une grande marche jusqu’au bourg des Anses d’Arlet. Et on travaille sur notre blogue aussi.

Visite de la Martinique

Du 2 au 4 juin 2009

Nous avons loué une voiture pour faire le tour de cette belle île. Un peu d’histoire en lien avec nous En 1762, les Anglais conquirent l’île. La France a du, lors du Traité de Paris (1763), sacrifier le Canada, « ces quelques arpents de neige », pour récupérer « l’Île aux Fleurs ». Je crois qu’on peut les comprendre. Mais il est vrai qu’il y a des fleurs partout et souvent, les routes des petits villages en sont bordées. Les routes sont très belles et surtout très sinueuses : de quoi donner un mal de terre à Richard.

Nous avons commencé notre visite en partant de L’Anse Mitan, près des Trois Ilets. Nous nous sommes tout de suite dirigés vers Le Marin pour nous rappeler de beaux souvenirs, lors de notre passage il y a 3 ans. Et c’est un peu à ce moment que notre projet d’aventure a commencé à germer. Nous avons eu une pensée spéciale pour notre équipage du temps: Serge, François, Richard (Ti-Loup), le Doc et sa femme et notre hôtesse Nancy ainsi qu’à tous les autres bateaux présent lors du tournage de l’émission (Partons la mer est belle). Bien entendu, un Mc Donald s’est retrouvé sur notre chemin. Par la suite, nous avons fait le tour de cette immense marina et nous avons reconnu très facilement Vive la Vie qui était amarré au bout du quai. On s’est ensuite orienté vers la côte Atlantique. On s’est arrêté au bout de la presqu’île de la Caravelle dont une grande partie a été classée parc naturel. On a fait une visite des ruines du Château Dubuc qui appartenait à une célèbre et riche famille de planteurs. Il faut ajouter, que pour s’y rendre, le paysage est de toute beauté, d’un côté comme de l’autre de cette presqu’île.

On continue ensuite vers le Nord vers Sainte-Marie pour visiter le Musée du Rhum. On a goûté à ce rhum, mais il n’est pas vraiment à notre goût et on ne s’attarde pas. Il commence à se faire tard et il nous faut trouver un endroit pour dormir. On s’informe, mais il semble y avoir peu de gîte et on ne veut pas retourner sur nos pas. On prend donc la route de la Montagne Pelée. Et en s’informant encore, on a réussi à trouver La Case à Lucie à Le Morne Rouge. C’est une belle découverte avec des hôtes plus que chaleureux. C’est un bel appartement complet avec grande salle de bain. Cette villa est entourée d’un beau jardin de légumes et d’arbres fruitiers. Le propriétaire montre ses moutons !!! à Richard. Sans être complètement convaincu, Richard me demande de venir voir les moutons. Comme il le pensait, ça ressemble plus à des chèvres. Plus tard, Richard lui redemande s’il avait bien compris mouton, et la réponse fut la même. La morale de cette histoire est que, s’il l’a dit, il faut le croire. Et vous, qu’en pensez vous d’après la photo? Une autre chose que Richard a remarqué et non sans rire : la tondeuse électrique du monsieur est de la grosseur d’un jouet d’enfant. Encore là, ça fait la job. Il y a une chose à laquelle nous ne somme pas habitués, c’est la construction des maisons : tout en ciment armé, plafond de 10’ de haut et plancher en céramique partout. Ce qui rend les pièces très écho. Ronfleur et flatulence non recommandés. Plus tard dans la soirée, nos hôtes sont revenus de leur réunion et ont échangé avec Richard, moi je faisais dodo. Le matin venu notre hôte Marie-Nel nous amène un petit déjeuner : café, baguette et croissants avec confiture maison. Elle me donne ensuite un petit pot de piments marinés et aussi quelques-uns frais cueillis du matin. Et c’est le départ pour la Montagne Pelée.

Nous prenons le seul chemin très étroit qui nous mène à 830 mètres d’altitude, à mi-chemin du volcan. La suite doit se faire par un sentier que nous ne ferons pas. La Montagne Pelée, qui en passant, a fait plus d’une éruption dans la même année. La première, en mai 1902, qui a complètement détruit St-Pierre avec 30000 victimes. Seul un prisonnier a survécu. La deuxième, en septembre, qui cette fois passa par Le Morne Rouge et tua au delà de 1,100 personnes mais sans complètement détruire toute la ville. D’autres petits villages furent aussi affectés mais avec moins de morts. Alors, nous voilà au pied de ce monstre et nous voyons des gens qui en font l’escalade car il y a beaucoup de sentiers aménagés pour en faire la visite. Seulement à les observer, on se rend compte que nous ne serions pas en forme pour escalader cette montagne. Mais d’où nous somme les points de vue sont à en couper le souffle.

Par la suite, direction St-Pierre avec son histoire, et, lorsque l’on y pense, malgré tout, relativement récente. On se dirige ensuite vers les Fonds Saint-Denis pour aller voir la Cave sismique et l’observatoire volcanique de la Montagne Pelée.
Et on continue, à la recherche d’une cascade : Le Saut du Gendarme, sur une route étroite, escarpée et surtout très très sinueuse. Nous passons plusieurs petits villages décorés de fleurs et même les bords de la route sont rehaussés de fleurs et de plantes de couleur. On dirait qu’il y a un concours pour celui qui aurait le plus beau décor. Surprise, à peut-être 2 ou 3 km de la chute, la route est fermée à cause d’éboulements causés par de fortes pluies. Bon, demi-tour et on recommence la valse routière mais en sens inverse. Détour quand même assez long qui nous ramène à St-Pierre et Le Morne Rouge, mais hey! on visite. On prend la Route de la Trace à travers les Pitons du Carbet, et enfin, on arrive à cette magnifique cascade qui valait bien ce long détour.

On reprend ensuite la route de la Trace vers Fort-de-France à travers une belle forêt. La banlieue nous offre encore quelques beaux paysages et on traverse la ville à travers un embouteillage qu’on nous a dit incessant, un vrai boulevard Décarie. Il faut aussi dire qu’on est à la recherche d’une jante et d’un pneu car nous avons fait un « blow out » la veille. Lors du retour du véhicule, le locateur très sympathique nous offre deux jours de plus sans frais suite à notre mésaventure.

Donc, le lendemain, nous revoilà partis vers la partie sud, soit Sainte-Anne que nous n’avions pas vu. Nous nous arrêtons à l’usine de rhum de Trois-Rivières (ne pas s’y méprendre, Sainte-Anne et Trois-Rivières en Martinique pas au Québec). Cette fois-ci les routes sont légèrement moins sinueuses et la côte moins montagneuse. Cette partie de l’île est reconnue surtout pour ses plages dont Pointe des Salines. Le petit village de Sainte-Anne nous offre une superbe vue de l’entrée de la Pointe du Marin et du littoral sud de l’île. De plus, un cimetière à flanc de falaise. Au retour, arrêt au Marin pour s’approvisionner et direction Marie Galante vers 16 heures pour s’offrir une bonne baignade (l’eau est à 28 degrés) et naturellement, un petit drink.

Vendredi, même si nous avons encore la voiture aujourd’hui, on ne voit pas trop où aller sans faire de grande distance car Richard ne se sent pas d’attaque à affronter encore toutes ces routes sinueuses. Alors, ce sera café internet pour pouvoir tenir à jour nos déplacements. Il nous faut aussi prendre de l’information météo car Sainte-Lucie est notre prochaine destination. Nous espérons vous avoir donné le goût de la Martinique qui mérite amplement le déplacement, ou du moins, un arrêt de quelques jours.

P.S. J’ai oublié de mentionner qu’il existe un très beau réseau de sentiers pour ceux qui aiment les randonnées en montagne.

Arrivée en Martinique

29 au 31 mai 2008

Dominique : nous n’avons fait qu’un arrêt de nuit à Roseau après une belle journée de voile filant à une moyenne de 6.5 nœuds. Lorsque nous sommes arrivés près des cotes de la Dominique, une famille de dauphins est venue nous accueillir. Les petits en avant et les plus gros qui suivaient derrière, une dizaine en tout. C’est toujours avec émerveillement que l’on observe ces bêtes qui se collent au bateau et qui nous accompagnent un bon moment. On fait appel à Pancho à Roseau pour nous aider à mettre une ligne sur la bouée. Cela nous a évoqués des souvenirs assez marquants qui datent d’un précédent voyage en 2006.

St-Pierre : le lendemain, on quitte très tôt pour la Martinique. En principe, on devrait voir l’île de Roseau, mais en raison d’une brume de sable, la visibilité est réduite. Cependant, les vents sont encore pour nous et nous atteignons même 8.4 nœuds. C’est grisant. On finit par discerner les montagnes de la Martinique. Ancrage dans la baie de St-Pierre avec en arrière plan le volcan éteint de la Montagne Pelée. Encore une fois, des souvenirs. On va faire nos douanes dans un café internet. Un ordinateur est mis à la disposition des navigateurs pour y compléter leur formulaire d’entrée. Impression du document et celui-ci est estampillé par la suite. Au retour, nous avons été contrôlés par les Douanes Françaises. Petite visite de formalité seulement. Comme nous n’avons pas d’arme à bord, c’est moins compliqué. En fin de journée, quelle surprise, Bleu Marie vient s’ancrer près de nous. Petit 5 à 7 bien entendu. Ils devraient partir vers Sainte-Lucie rapidement, alors que nous visiterons la Martinique pour quelques jours encore. Samedi matin, le marché de la place centrale est très animé. De beaux fruits et légumes sont étalés; il y a même des cages de crabes vivants et toute sorte de produits locaux. C’est un plaisir pour les yeux. Et on repart un peu plus tard.

Grande Anse d’Arlet. On y arrive après 3 heures de navigation. Il y a beaucoup de bateaux ancrés car c’est une baie très fréquentée par les charters. L’eau y est très claire. On va se promener sur la petite rue piétonnière qui longe cette belle plage de sable bordée de petits restaurants sympathiques. Ce soir, ce sera pizza en compagnie de Jean-Pierre et Michelle de Bleu Marie arrivés en fin de journée. En effet, ils préfèrent partir d’ici car ils auront un meilleur angle pour se rendre à Sainte-Lucie. Encore une fois, belle soirée avec toute sorte d’histoires, de souvenirs et de conseils pour nos prochaines destinations. Nous, notre projet, ce sera de louer une voiture pour faire le tour de l’île au cours des prochains jours. Richard me fait remarquer que nous sommes rendus à moins de 200 milles nautiques de la fin de l’Arc Antillais. Cela lui fait un effet bizarre, mais comme il le dit, il nous en reste encore beaucoup à voir et à découvrir.

Marie Galante

26 au 28 mai 2009

Marie Galante II est enfin venue saluer l’île de Marie Galante. On s’accroche à une bouée dans la baie de Saint-Louis. Il y en a une vingtaine qui y ont été installées récemment et elles sont sans frais. Et là, on admire le paysage de cette île avec peu de relief, à peine des petites collines, et qui est bordée de nombreuses plages. Et voilà, l’un de nos objectifs est finalement atteint; celui de visiter Marie Galante avec Marie Galante II. Saint-Louis est un joli petit village de quelques rues seulement avec un gros quai pour recevoir les navettes. Le lendemain, on loue une voiture et on prend la route qui longe le littoral vers Grand-Bourg, la ville la plus importante. On fait le tour cette ville assez rapidement car elle aussi, n’est pas très étendue. Il y a un marché extérieur et aussi un port plus important car on y reçoit les navettes plus imposantes en provenance de Pointe-à-Pitre. On se dirige ensuite vers Capesterre, le troisième village et le dernier de l’île. Sur la route du littoral, on voit le petit aéroport et là aussi, de nombreuses plages.

De là, on va vers la distillerie de Bellevue. On peut visiter « l’usine » qui a gardé quelques vieux bâtiments dont le moulin à vent datant de 1821. Par la suite, on est invité à aller déguster les rhums et les punchs qui y sont produits. Ce n’est pas un ou deux bouteilles, mais une douzaine. Bien entendu, je déguste toute la série alors que Richard va s’abstenir de ceux aromatisés aux fruits, aux agrumes ou au chocolat. Notre présentateur est très sympathique et nous explique les différents rhums et leurs caractéristiques. Il faut suivre un ordre particulier de dégustation pour ne pas affoler notre palais.



Après cette visite assez arrosée, on reprend la route vers le nord et sur la cote, il y a des paysages assez spectaculaires comme Gueule Grand Gouffre, un gros trou percé dans la mer puis, Caye Plate, falaises impressionnantes et enfin Anse Canot qui est une plage magnifique.




Tout au long de notre parcours, nous avons aperçu de nombreux vestiges de moulins à vent, parfois encore bien conservés. De plus, certaines petites routes nous ont amenés à des endroits comme Village de Canada…. et une affiche du Québec. L’île d’environ 150 km carrés, avec un peu moins de 14,000 habitants, vit principalement de la culture de canne à sucre, de l’élevage de bovins, de la pêche et de tourisme. C’est un endroit charmant et très paisible et surtout, à découvrir.